Réponses aux non-véganes

Partager cette page

« Les véganes sont extrémistes. »

Pour répondre à cette affirmation, voici la citation suivante :

« La position que nous tenons est souvent dite « extrême », et ceux d’entre nous qui la détiennent sont qualifiés d’extrémistes. Les suggestions tacites sont que les positions extrêmes ne peuvent pas être exactes et que les extrémistes doivent se tromper. Mais je suis un extrémiste en matière de viol - je suis tout le temps contre. Je suis un extrémiste en ce qui concerne la maltraitance des enfants - je suis tout le temps contre. Je suis un extrémiste en ce qui concerne la discrimination sexuelle, la discrimination raciale - je suis tout le temps contre. Je suis extrémiste en ce qui concerne les mauvais traitements infligés aux personnes âgées - je suis tout le temps contre. Le fait est que la vérité morale est souvent extrême, et doit l'être, car lorsque l'injustice est absolue, alors il faut s'y opposer - absolument. »

Tom Regan (philosophe, défenseur des droits des animaux)

Traduit de l'anglais.

menu

« Le véganisme est une religion. »

Ne pas vouloir nuire aux vaches et aux porcs n'est pas plus une religion que de ne pas vouloir nuire aux chats et aux chiens. Le véganisme est tout simplement une obligation morale. Contrairement aux "croyants", les véganes se basent sur des connaissances et des faits (études, statistiques, etc.). Leur motivation est éthique.

Une religion est un ensemble de croyances définissant le rapport de l’homme avec le sacré marqué par des pratiques et des rites, tandis qu’une philosophie est une manière d’interpréter le monde qui guide nos comportements. Les animaux ne sont pas considérés comme "sacrés" puisqu’ils ne sont pas perçus comme appartenant au domaine séparé, intangible, inviolable du "religieux" qui inspire crainte et impose le respect, sous peine de représailles ou par l'intention d’obtenir des privilèges.

La religion consiste à amener les gens à croire en des choses qu’ils ne peuvent pas voir. Le véganisme amène les gens à voir des choses qu'ils ne veulent pas croire.

Je propose la lecture de Mythe #3: Le véganisme est une religion de La Carotte Masquée : Blog Antispéciste Agitateur de Neuronnes.

menu

« Il est plus urgent de s'occuper des humains. »

Une personne m’a affirmé que l’amélioration des conditions humaines étaient SA première préocupation et non les animaux. Il est intéressant de noter que cette personne ne fait rien pour "sa" cause. Être végane n’empêche pas d’avoir de l’empathie, ni de militer pour les nombreuses causes qui mérites notre attention et participation. Devenir végane c'est arrêter de cautionner et de payer pour l’exploitation, le confinement, les manipulations génétiques, les mutilations, la torture et l’assassinat d’animaux.

Ce n’est pas parce que nous prioriserions notre espèce, qu'il serait moralement acceptable d’être activement cruel envers les animaux, en payant pour les manger, se vêtir, se divertir et tester des produits sur eux. Les consécenques des guerres et de la famine ne sont pas atténuées par le financement de ces abus. De plus, comme cela nécessite plus de cultures et de ressources en général pour les animaux d'élevage, il est plus coûteux, et donc plus dommageable, pour ceux qui meurent de faim d'utiliser les ressources de la planète de cette manière.

Les êtres vivants de cette planète, humains, animaux et nature, sommes tous interconnectés. Beaucoup de souffrance humaine est directement reliée à la consommation de produits dérivés des animaux, comme les maladies cardio-vasculaires, certains cancers, la pollution, le gaspillage de l’énergie et des ressources naturelles telles que l’eau, les céréales, le déboisement, l’érosion des terres de surface, la famine. Nous pourrions nourrir convenablement tous les affamés de notre planète si nous ne donnions pas tant de place au bétail.

Vous voudrez peut-être lire : Mythe #2 : S’occuper des humains est plus important que s’occuper des animaux de La Carotte Masquée : Blog Antispéciste Agitateur de Neuronnes.

menu

« Des humains mangent de la viande depuis des milliers d’années. »

Des humains ont toujours battu les enfants, volé, violé, tué, pratiqué l’esclavage, torturé, etc. Nos ancêtres ont fait beaucoup de choses que nous évitons, et nous faisons beaucoup de choses qu'ils n'ont jamais faites. Les temps ont changés, nous pouvons choisir de vivre de manière non violente et éviter de nuire à ceux qui ne nous menacent pas.

menu

« Il est impossible d'être 100% végane, alors pourquoi se donner la peine. »

Quelqu’un, à qui j’avais dit que payer pour mettre de la viande dans son assiette (qu’elle soit bio, locale, supposément heureuse, etc.), c'était payer pour la torture et la mort d'animaux, m’a répondu que nous étions tous coupables et qu’il était impossible de ne pas nuire à personne.

Bien que dans notre esprit nous soyons végane à 100%, il n’est effectivement pas possible de ne jamais causer de tort. Le fait que, par mégarde, j’avale un moustique ou qu’un produit alimentaire que j’ai acheté cache un colorant non-végane qui n’était pas mentionné dans les ingrédients d'un produit, n’est pas une autorisation pour se permettre des atrocités ou même juste d’exploiter les animaux.

À l'heure actuelle, les animaux et les produits d'origine animale sont utilisés de tant de façons qu'il est presque impossible de vivre réellement de manière à éviter l'utilisation d'objets, de dispositifs ou de véhicules qui sont liés avec l'exploitation des animaux. Mais cette difficulté n’est pas une raison pour continuer à s’occuper de choses faciles à éviter et qui constituent le gros de la demande en matière d’exploitation animale.

Le véganisme ne consiste pas à dire de façon dogmatique et irrationnelle : "Je suis parfait, je ne fais de mal à personne". Il s’agit de reconnaître les torts causés par nos sociétés et d’essayer de changer les chose dans la mesure du possible. À mesure que de plus en plus de personnes deviendront véganes, de plus en plus d'alternatives seront développées, car la recherche sera intégrée aux nouvelles technologies. À l'heure actuelle, nous sommes une minorité, c'est alors pourquoi les grandes sociétés ne ressentent pas la néccessité de modifier leur pratique pour nous accomoder. Mais, à mesure que le monde changera, ces choses suivront et l'utilisation des animaux continuera à diminuer, de sorte qu'il sera plus facile d'éviter l'utilisation des animaux dans d'autres domaines de la vie.

Vos pièces de téléphone ont été faites avec du travail d'esclave et les pneus de voiture contiennent des parties d'animaux" En tant qu'humains, nous sommes nés dans un monde où toutes les actions de consommation causent un préjudice d'une manière ou d'une autre. Mais dire que nous ne devrions pas nous soucier de minimiser nos dommages dans un domaine simplement parce que nous causons des dommages dans d’autres domaines est une échappatoire totale. Pour faire une analogie : si vous êtes sauveteur et que vous voyez plusieurs personnes se noyer, ne devriez-vous pas vous abstenir d’intervenir d’en sauver quelques unes parce que vous ne pouvez pas toutes les sauver?

La Carotte Masquée, s’exprime très bien sur le sujet dans De l’impossibilité d’être 100% vegan sur son Blog Antispéciste Agitateur de Neuronnes.

menu

« Le véganisme est une mode. »

Le véganisme n'est pas une mode, mais un impératif éthique. Faire de notre mieux pour ne pas asservir, torturer et tuer des animaux est un comportement morale et non une adérence à un groupe parce que nous apprécions le type de musique, le style vestimentaire ou pour un sentiment d'appartenance.

Je ne vois pas l'avantage de faire partie d'un groupe qui est, encore aujourd'hui, ostracisé, ridiculisé, par nombre de personnes qui n'ont pas encore pu ou voulu ouvrir les yeux sur certaines réalités, simplement pour se donner un style.

menu

« Il est légal de manger de la viande et des produits d'origine animale. »

« La plupart des gens pensent qu'il est normal de manger de la viande et des produits d'origine animale. »

À un moment donné, la plupart des habitants de l’Ouest ont également convenu que l’asservissement des personnes noirs était acceptable. À l'heure actuelle, la plupart des habitants de certains pays pensent qu'il est acceptable de lapider des «apostats» à mort. La popularité d'une idée n'indique rien sur sa moralité. Souvent, au cours de l'histoire, les masses ont accepté l'oppression et font la même chose maintenant avec l'oppression des animaux.

menu

« Ce ne sont que des animaux. »

Quelque soit notre calcul sur la valeur des animaux, rien ne justifie pas de les asservir, torturer ou tuer.

Je ne partage pas l'idée que les animaux sont des espéces à considérer comme moindres que les humains et encore moins qu'ils ne sont que des choses.

Il nous est présentement impossible de savoir précisément de quelle manière ils ressentent et perçoivent les choses, mais on ne peut nier que ce sont des être sentients et intelligeant. Certains de leurs sens comme l'ouie, la vision, l'odora, etc., sont souvent supérieurs aux notre. Nous ne connaîssons pas l'intensité de leur émotions, mais il est évident qu'ils en ont.

menu

« Les animaux ne souffrent pas »

Selon nos connaissances actuelles, pour ressentir de la douleur, il faut un système nerveux et un cerveau. Les animaux (contrairement aux plantes) en sont pourvus. Nous savons que la vaste majorité des animaux, y compris les poissons, ressentent la douleur.

En voulant couper les griffres de son chat, une voisine avait, non intentionllement, coupé plus qu'une griffre. Il faisait peine à entendre le chat "crier" et le voir se débattre pour éviter que ça ne se reproduise.

Selon le biologiste Richard Dawkins, d’un point de vue évolutif, on peut même penser que les animaux pourraient ressentir la douleur d'une façon plus intense que les humains : "On pourrait dire que la douleur est là pour avertir l'animal de ne pas recommencer... un animal qui apprend lentement ou qui est moins intelligent pourrait avoir besoin d'une douleur plus intense pour le dissuader de recommencer qu'un humain qui est assez intelligent pour apprendre rapidement. Entendre Richard Dawkins s'exprimer (en englais) sur le sujet sur Youtube.

menu

« Les animaux ne comprennent pas le concept du bien et du mal. »

Il me parâit assez ironnique de penser que des humains puissent jugez les animaux sur le concept du bien et du mal. Mais dans tous les cas, l'éthique est une chose évoluée, et toutes les espèces ont au moins une compréhension de base du bien et du mal, car sans cela, elles ne peuvent pas survivre. Sans altruisme, une espèce échoue et ne pourrait exister aujourd'hui. La raison pour laquelle nous, en tant qu'êtres humains, comprenons même le vrai et le faux (ou du moins le prétendons) est parce que, biologiquement, nous sommes des animaux.

Comme avec tout autre animal, nous avons développé la compréhension du fait que de bonnes actions envers les autres signifiaient souvent une récompense en retour, nous aidant ainsi à survivre. Quoi qu'il en soit, le niveau de compréhension par un être du bien ou du mal n'annule pas sa capacité de souffrir. Un bébé n'a aucune notion du bien ou du mal, mais nous n'utiliserions pas cette justification pour faire aux bébés ce que nous faisons aux cochons et aux vaches.

menu

« Cela ne nuit pas aux animaux de les tuer. »

Il est incontestable que d'enlever la vie d'un individu lui nuit à lui et à sa famille. De plus, dû au systeme de rentabilité, et de profit, il est impossible d'éliminer des pratiques qui effraie et font souffrir aussi physiquement les bêtes. La seule solution pour éviter ces pratiques plus que répréhensibles, c'est l'abolition de l'exploitation animale.

menu

« Cela ne nuit pas aux animaux de prendre leurs œufs. »

Dans l'industrie des œufs, seules les femelles sont requises car les mâles ne pondent pas d'œufs. Les mâles, ne servant à rien, sont alors broyés ou mis dans des sacs en plastique pour qu'il suffoquent. Par la suite, leurs sœurs resteront en captivité jusqu'à ce que leur production d'œufs ne soit plus rentable. Les poules sont génétiquement modifier pour qu'elle produisent grosso modo 16 fois la quantité normal d'oeufs.

Elles passeront leur vie enfermées dans des cages où l’espace disponible sera parfois à peine plus large qu’une feuille de papier. La majorité (même les poules bio) auront le bout du bec coupé sans anesthésie. Leur corps ayant du mal à supporter le rythme de ponte, elles seront exposées à plusieurs problèmes de santé (ponte interne, descente d’organes, déficiences en calcium). Vers l’âge de 2 ou 3 ans, alors que leur espérance de vie dans la nature peut dépasser 10 ans, elles seront envoyées à l’abattoir.

Enlever les cages de l’équation et imaginer un entrepôt bondé ayant parfois le luxe d’une fenêtre, vous avez les poules en "liberté". Si pour contourner le problème, vous songez à consommer des oeufs de poules urbaines, vous constaterez que tout n’est pas tout rose non plus pour la santé des poules.

menu

« Cela ne nuit pas aux animaux de prendre leur lait. »

Pour produire du lait, les vaches, qui ont la capacité de ressentir des émotions complexes, sont violées (inséminées de force) annuellement et sont toujours maintenues enchaînées, même en période de gestation, ce pourquoi elles ne sont pas constituées et qui leur est très pénible, tant physiquement que psychologiquement.

Très tôt après la naissance de leur veau, les mamans se font voler leur enfant, ce qui leur cause, tout comme au veau, une très grande détresse psychologique. Les vaches et leur veau peuvent meugler pendant des jours, voire des semaines. Certaines vaches font même des dépressions, se laissent mourir de faim et cessent de meugler lorsqu'elles n'ont plus de voix. Si le veau est un mâle, il est le plus souvent destiné à la production de viande de veau alors que la femelle, (appelée génisse) deviendra une vache laitière.

Malgré que ces animaux soient des êtres sociaux, les mâles sont confinés dans des logettes individuelles à peine plus grandes qu'eux, sous prétexte de comportements indésirables des animaux, mais nous savons que c'est pour qu'ils ne bougent pas trop afin que leur chair soit tendre. Le confinement empêchant les veaux de satisfaire leur besoin de téter, on peut s’attendre à ce qu’ils développent des comportements compensatoires.

Le veau de lait est abattu alors qu'il a entre 18 et 20 semaines, encore plus tôt que le veau de grain, alors qu’un bovin peut vivre entre 20 et 25 années. Il est alimenté avec du lait en poudre et non pas avec le lait qui lui est biologiquement destiné (que sa mère produit pour lui, mais qui doit être vendu). Son alimentation pauvre en fer le maintient aux limites de l'anémie, afin que sa chair soit pâle et maigre.

Quand les vaches sont épuisées physiquement et moins productives après quatre à cinq ans, on les envoie au steak haché.

menu

« cuir. »

À une fraction de leur vie potentielle, avant d’être transformés en ceintures et sacs, de nombreux animaux subissent toutes les horreurs possibles de l’élevage industriel (confinement extrême dans des cages ou enclos crasseux, castration sans antidouleur, infections chroniques, maladies causées par entassements extrêmes, voyage terrifiant à l’abattoir). Beaucoup d’animaux sont écorchés ou bouillis vivants. Par exemple, les vaches et les brebis gestantes sont amenées à avorter juste pour obtenir un cuir « luxueux » haut de gamme.

menu

« Cela pourrait être fait différemment. »

Pour des raisons économiques les industries ne peuvent pas abandonner certaines pratiques. Et même si, pour certains élevages, on réussissait à changer ces pratiques, l’exploitation de ces animaux resterait exigeante et mettrait, tout de même, leur santé à rude épreuve, voir pire. Et si, par utopie, il était possible d’obtenir ces "produits" sans provoquer de souffrance, cela ne signifie pas que nous devrions causionner ces industries. Je suggère la lecture de LA VIANDE ÉTHIQUE ET LOCAL de Pascal Bédard - blog LeChoixV.com.

menu

« Je connais une personne qui s’est rendue malade avec une alimentation végane. »

Peu importe l’alimentation que nous choisissons, il est essentiel qu’elle soit équilibrée et riche en nutriments. Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), couper la viande rouge et la viande transformée réduit les risques de certaines maladies. Selon American Dietetic Association et Dietitians of Canada, un régime végétalien bien géré et supplémenté en vitamine B12 peut combler tous nos besoins peut importe notre âge.

En fait, les carences sont faciles à éviter dès que nous adoptons de nouvelles habitudes saines. Apprenez simplement où aller chercher vos vitamines et minéraux essentiels et consommez suffisamment de calories. Il n’y a aucune raison pour qu’une alimentation végane équilibrée soit synonyme de malnutrition, mais il faut parfois laisser à son corps le temps de s’habituer à un régime moins riche en graisse. Si vous avez encore des craintes, essayez le végétalisme un certain temps et passez des prises de sang pour vérifier si vous avez des carences. Au besoin, consultez un nutritionniste.

menu

« Les véganes sont intolérants, extrémistes »

Comment peut-on traiter d'intolérant ceux qui luttent pour libérer des êtres vivants qui sont opprimés, torturés et tués et qui essaient de faire prendre conscience aux gens que le steak qu'ils consomment provient du cadavre d'un animal qui a énormément souffère? Est-ce être intolérant que d'essayer d'empêcher quelqu'un de commettre un crime? Est-ce avoir été intolérant que d'avoir lutté pour obtenir l'abolition de l'esclavage et de militer pour les droits de la femme. Est-ce être intolérant d'être contre la pédophilie et la maltraitance des enfants? Ne pas vouloir faire de tort aux animaux, alors qu'il n'est pas nécessaire de le faire, démontre de la cohérence et non, de l'extrémiste. On ne peut pas ne tuer qu'un peu : c'est tout ou rien.

menu

« Vous n'avez rien de mieux à faire? »

Nous essayons d'informer les gens afin qu'ils prennent conscience que chaque être vivant, malgré ses différences, a le droit d'exister et de vivre avec le plus de sécurité possible. Je pense que c'est déjà quelque chose de subtantivement bien. Et vous, vous faites quoi de bien en ce moment ?

menu

« J’ai diminué ma consomation de viande. »

C'est un bon début, mais ça ne doit pas être l'objectif final. En réduisant notre consommation, nous diminuons notre empreinte écologique et participons à la souffrance de moins d'êtres vivants. Cependant, nous ne pouvons pas justifier la souffrance que nos choix causent encore en affirmant que nous causons moins, si nous sommes capables de causer encore moins. Arrêter de consommer des produits d'origine animale n'est pas un cadeau que nous faisons aux animaux, mais une obligation morale.

menu

« Je suis végétarien, alors laissez-moi tranquille. »

Le végétarisme ne prend pas en compte l’extrême cruauté que subissent les animaux à cause de l’industrie des produits laitiers, des oeuf, du cuir, de la laine, de la fourrure, du miel, du divertissement, du tourisme, etc., ni de l’horreur des produits ou médicaments testés sur les animaux.

menu

« Il est possible de tuer des animaux sans les faire souffrir. »

Il est théoriquement possible de tuer un animal sans le terroriser ou le faire souffrir, par exemple, en l'endormant. Mais cette possibilité n'est physiquement pas utilisables car elle se serait pas rentable parce que'lle ralentirait la "production". Même si les mesures en place dans les abattoirs visent à étourdir ou rendre inconscients les animaux avant de les tuer, plusieurs témoignages de travailleurs démontrent que ces pratiques sont souvent inéficasses et que plusieurs animaux sont conscients lorsqu’ils sont égorgés et ébouillantés.

menu

« Les éleveurs aiment leurs animaux. »

Si on exclu l’élevage intensif, il y a des éleveurs affectueux qui se soucient du bien-être de leurs animaux. Malheureusement, pour conserver leur marge de profit, même les éleveurs les mieux intentionnés sont souvent obligés de faire des choix au détriment du bien-être des animaux d’élevage : garder les animaux enchaînés à l’intérieur, les mutiler, ou signer leur arrêt de mort dès qu’ils sont moins rentables, etc.

menu

« Nous ne pourrons jamais éliminer la consommation de viande. »

Peut-être, mais passer de milliards d’êtres qui souffrent inutilement chaque année à quelques milliers ou à quelques centaines serait un gros poids en moins pour tous les êtres pour qui cette expérience serait épargnée, même si ça signifie qu’ils ne naîtront jamais.

Aussi, nous n’élimerons possiblement jamais, le meurtre d’humains, les discriminations de tous genres, etc., et nous sommes d’accord que ces comportements sont à proscrire.

menu

« Je ne mange que de la viande d’animaux tués humainement. »

Il n’existe aucun abattoir certifié sans souffrance. La viande éthique est un mythe, et s’il existe de rares élevages dans lesquels les animaux peuvent parfois pâturer à l’extérieur, sont anesthésiés lors d’opérations et ne sont pas issues de sélections génétiques faites au détriment de leur santé, est-ce sensible et bienveillant de tuer un être qui lutte pour sa survie quand des alternatives existent?

menu

« Je suis "welfariste". Je considère donc qu’on peut améliorer le bien-être des animaux sans mettre fin à leur exploitation. »

L’amélioration du bien-être des animaux est une bonne chose. Cependant, il est impossible d’éliminer toute souffrance dans un système où les animaux sont considérés comme des produits ou des outils (viole, vole de leurs enfants, mutilations, etc.). Du point de vue welfariste, chaque mesure prise au détriment de leur bien-être doit être justifiée et nécessaire. Alors, étant donné la consommation de viande ou de produits d’origine animale n’est pas nécessaire, ne serait-il pas plus logique de conclure qu’aucune pratique nuisant à leur bien-être (comme leur exploitation et leur mise à mort) n’est justifiable et d’opter pour le véganisme?

L'idée des "conditions améliorées, bio, ou en liberté, etc." donnent souvent bonnes conscience aux gens qui ne font, alors, pas l'effort de réfléchir sur le fait qu'il est éthiquement imorale de faire naître des animaux pour les contraindre, à vivre selon nos règles et à mourir comme et quand nous le désirons.

menu

« Je consomme de la viande bio. »

Biologique ne signifie pas éthique ou sans souffrance. Dans certains élevages bio, les règles régissent souvent le bien-être des animaux, plus souvent que dans l’élevage industriel, mais elles sont largement insuffisante. Tant que les animaux seront considérés comme des produits qui amènent un profit, il y aura toujours de l'abut et le manque de se conformer aux "normes".

La souffrance des bêtes peut, même, parfois être pire. Par exemple, parce qu'on a pas le droit de leur donner des antibiotiques les animaux doivent vivrent avec des maladies ou se faire "soigner" sans anesthésie, et parfois, à répétition. Et, au final, l’animal finit dans le même type d’abattoir ne bénéficiant d’aucun traitement de faveur.

De plus, pour les humains, la consommation de viande bio ne diminue pas certains problèmes de santé liés à la consommation de viande comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers ou le cholestérol.

menu

« Cela ne nuit pas aux animaux de prendre leur laine. »

Les moutons descendent de mouflons. Animaux qui n'ont pas de laine. De croisements répétés et sélections successives, l'humain a créé le mouton qui a petit à petit acquis ses qualités actuelles, perdu ses cornes et développé son manteau de laine.

Comme la fibre de laine du mouton ne cesse jamais de pousser, ces derniers doivent être tondus. C'est pourquoi ils sont cisaillés dans des sanctuaires véganes. Mais ce n'est pas la tonte réelle au profit des moutons qui est la raison pour laquelle les véganes s'abstiennent d'acheter de la laine.

Les agneaux se font découper de la chair, couper et cautériser la queue par le feu ou avec une lame brûlante, le tout, à vif, sans anesthésie. La mutilation de la queue est une intervention extrêmement douloureuse : les moutons ressentent la douleur d'avoir leur colonne vertébrale, peau et chair amputées. On place des anneaux serrés autour de leur scrotum, toujours sans anesthésie, ce qui est extrêmement douloureux, afin que leurs testicules flétrissent et finissent par tomber des semaines plus tard. Lorsque les testicules ne tombent pas assez vite, les tondeurs les coupent avec leurs cisailles. Ils leurs découpent, aussi, des morceaux de chair de la croupe. Les brebis mères assistent à la scène et lancent frénétiquement leur appel alors que leurs agneaux qui se tordent et crient de douleur se font mutiler.

EN SAVOIR PLUS.

menu

« Cela ne nuit pas aux animaux de prendre leur miel. »

Pour produire du miel, on écrase généralement des abeilles mâles pour en extraire le sperme qu’on insère de force dans des abeilles reines qui sont bloquées dans un tube sans pouvoir bouger. Pa la suite, des abeilles reines sont vendues par Internet ce qui peut, entre autres, les blesser et/ou les tuées.

Pour empêcher les reines de quitter les ruches on leur coupe les ailes. Car si une reine s’en va les abeilles ouvrières la suivront. De plus, on marque les reines avec un marqueur de peinture (émail) très toxique qui leur cause des étourdissements, de très grand maux de tête, une mauvaise coordination, une piètre vision et des lésions cérébrales.

EN SAVOIR PLUS. ou visionner la vidéo Youtube (anglais): Why don't vegans eat honey? - Earthling Ed.

menu

« Mais j'aime le goût... »

La viande est souvent considérée comme un simple type de nourriture. Mais c'est le cadavre, d'une créature sociale et intelligente autrefois vivante et qui avait une famille. Dire "J'aime juste le goût", c'est dire "Tuer est justifié si j'aime la saveur du cadavre". Si nous y parvenons, alors quelqu'un serait en droit de tuer vos animaux si le goût leur plaisait. Ou même l'étendre aux humains et dire que si quelqu'un aime le goût de la chair humaine, alors c'est bien de tuer des gens.

Comment pouvons-nous moralement justifier de prendre la vie de quelqu'un parce que nous aimons son goût? Nous ne pouvons pas justifier de nuire à autrui en se basant sur des plaisirs sensoriels. Si nous le pouvons, nous pouvons également justifier le viol parce que le violeur se sent bien ou le vol parce que le voleur prend à du plaisir en prenant votre argent ou vos biens. Nuire à autrui pour son propre plaisir est moralement répréhensible.

menu

« C'est un choix personnel. »

Comment nous coiffons nos cheveux et le genre de musique que nous écoutons sont des choix personnels. Mais on ne peut pas appeler cela un choix personnel lorsqu'il s'agit d'asservir, effrayer, torturer ou tuer une tierce partie pour le plaisir de la manger elle ou ses sécrétions. On ne peut donc pas catégoriser l’agriculture animale dans les choix personnels.

Est-ce que le véganisme est une question d’opinion comme une autre? Si quelqu’un tient compte des arguments et des faits sur lesquels se fonde le véganisme et qu’il peut expliquer pourquoi son point de vue est différent, alors son opinion a le mérite de ne pas être gratuite. Mais que dire de ceux qui tiennent à leur « opinion » selon laquelle les animaux ne souffriraient pas, sans vérifier ce qu’en dit la science? Doit-on simplement admettre que leur opinion est sacrée et aurait autant de valeur que le fait scientifique qui le contredit?

D’un côté, le carnisme nous pousse à croire que la consommation de viande serait un choix banal qui n’implique que celui qui le fait. De l’autre, les arguments sur lesquels se fondent le véganisme suggèrent que nous devrions considérer l’animal comme un individue qui subit les conséquences de ce choix. De ce point de vue, la vie animale aurait une valeur intrinsèque. Par conséquent, les enjeux éthiques seraient trop lourds pour qu’une opinion vite faite ou l’argument de choix personnel soient jugés acceptables.

De plus, les émissions de méthane, la pollutiond es eaux et les risques exacerbés d’une nouvelle ère de résistance aux antibiotiques (anglais) provoqués par l’industrie de la viande ne font pas partie du vivre et "laissez-vivre" dont certains se sert pour leur "choix" égocentré.

menu

« La morale est subjective, vous ne pouvez pas prouver que c'est mal pour moi. »

Je pense que l’intérêt de l’animal à survivre et à ne pas souffrir a plus de poids que l’inconfort de l’être humain qui doit choisir quelque chose d’autre à manger. Entre une vie de souffrance qui se termine dans la terreur et certains moments de plaisir gustatif, il y a un fossé gigantesque.

Même si vous pensez que la moralité est subjective, votre éthique devrait toujours être soutenue par la logique. La plupart des gens diraient qu'ils se soucient des animaux, ou du moins qu'ils ne voudraient pas leur nuire inutilement. Élever des animaux pour notre consommation est inutile, donc tous les dommages qui leur sont causés, y compris leur abattage, sont également inutiles. Si nous nous faisions molesté dans la rue, il ne nous viendrait pas à l'esprit de dire à l'agresseur de continuer son chemin sans problème parce que la moralité est subjective. Tout comme la "chaîne alimentaire" et "le cercle de la vie", les personnes qui utilisent cette expression s’exemptent toujours de cette "règle" tout en s’attendant à ce que ce sont des animaux en soient victimes.

menu

« C'est juste une question d'opinion comme la religion. »

La religion est basée sur les anciennes écritures, la tradition, le dogme et la superstition. Le véganisme repose sur la considération des animaux et le désir d'éviter de les abuser. La maltraitance des animaux est réelle. Les animaux sont exploités et tués par milliards chaque année. C'est une réalité qui ne peut être niée. Vous pourriez dire que c'est une question d'opinion que nous aimerions éviter que cela se produise pas, mais si vous prétendez avoir une quelconque considération pour les animaux, vous serez alors d'accord avec nous.

menu

« Ces animaux te mangeraient s'ils le pouvaient. »

Les animaux n'ont pas le choix, ni la même capacité que nous à choisir ce qui est le plus éthique.

menu

« J'achète local. »

Cette expression est peut-être plus utilisée dans le contexte égologique, mais quelque soit où nous achetons, ne fait aucune différence pour les victimes. La distance n'en fait pas moins un crime. Tous les animaux d’élevage subissent le même sort, quel que soit le terme que les spécialistes de la mise en marcher ont mis sur l’étiquette pour créer la confusion ou cacher la vérité.

menu

« Les véganes sont hypocrites parce qu'ils mangent de la fausse viande. »

La fausse viande n'est pas de la viande. Les véganes ne s'opposent pas à manger quelque chose dont le gout ressemble à de la viande. Il y aurait de l’hypocrisie si les véganes prétendaient s'opposer à la consommation de la viande mais en mangeaient quand même.

Certaines personnes n’achètent pas de diamants en raison des conditions de travail des mineurs de diamants. Il n'est pas hypocrite d'utiliser de la zircone cubique au lieu du diamant. Une zircone est claire et brillante comme un diamant, tout comme la fausse viande a ou est supposée avoir un goût de viande. Les gens qui évitent d'acheter des diamants ne s'opposent pas à ce que les roches brillent, ils s'opposent aux conditions de travail dans les mines de diamants. De même, les véganes ne s’objectent pas au goût de la viande, mais au fait que les animaaux sont exploités, maltraités et/ou tués pour cela.

menu

« Je m'assure d'utiliser chaque partie de l'animal pour qu'il ne soit pas gaspillé. »

Selon cette logique, nous aurions également dû donner à Jeffrey Dahmer, un tueur tueur en série américain, une sentence moins sévère, étant donné qu’il s’assurait d’utiliser presque toutes les parties du corps de ses victime, d’en manger diverses parties et même de transformer certaines parties de leur corps en articles ménagers tels que des bols.

menu

« Les animaux que nous achetons au magasin sont déjà morts de toute façon. »

Acheter un produit animal n’est pas une mauvaise chose pour l’animal déjà mort. C’est une mauvaise chose pour l’animal qui va maintenant être tué en raison de l’argent que vous avez versé à cette industrie pour remplacer ce produit sur l'étagère. Chaque fois que nous payons pour un produit animal, nous payons pour qu'un autre animal soit maltraité et assassiné. Encore une fois, c'est la réalité de l'offre et de la demande. Nous votons, avec notre portefeuille, chaque fois que nous achetons un produit animal et disons : "Je soutiens l'exploitation et la cruauté envers les animaux".

menu

« C'est juste une question de culture et de normes sociales. »

Les cultures et les normes sociales se développent avec le temps. Qu'il s'agisse de l'esclavage, du vote des femmes ou de toute autre chose, le fait qu'il ait toujours été la norme, ou fait partie de la culture, ne le justifie pas. Si nous pensons que la culture est une justification, nous devons défendre chacune de leurs pratiques, indépendamment de la manière dont elle est clairement contraire à l'éthique.

Ce n'est pas un point de vue rationnel. Nous devons être capable de nous faire une idée de la pratique, peu importe où cela se produit. Si nous disons que tuer des chiens est inacceptable parce que notre culture le dit, mais que nous pensons que c'est bien si d'autres cultures le font, nous pouvons dire à quelqu'un qui est sur le point de tuer un chien, de traverser la frontière vers cette autre culture, où ce genre de chose est la norme, et ne plus nous soucier de ce chien. Il nous faut tenir compte de la victime, peu importe où cela se produit.

D’un côté, nous avons la culture, un concept, de l’autre, des êtres réels qui souffrent et meurent inutilement. La culture ne souffrira pas si nous arrêtons de vénérer le rôti de porc. Par contre, le cochon va souffrir toute sa vie pour l’idée que nous nous faisons de la culture. Quand la culture signifie aussi souffrance, c’est qu'elle est gravement inadéquate.

menu

« Nous avons des canines. »

Même si nous avions des crocs énormes, cela ne justifierait pas de tuer des animaux pour avoir le plaisir de manger leurs cadavres. Il a été prouvé à maintes reprises que nous pouvons vivre avec un régime alimentaire à base de plantes en excellente santé. La forme de nos dents ne nous oblige donc pas à tuer.

Examinons cet argument. Il y a d’abord des animaux avec des canines beaucoup plus grandes que nous, qui mangent des aliments à base de plantes, comme les primates et les rhinocéros, etc. Ensuite, nos propres canines ne sont nommés de cette manière qu'en raison de leur position et de leur classification biologique dans notre mâchoire. Ils n’ont aucune ressemblance avec les véritables canines que les carnivores actuels ont (comme des lions). Elles ne sont d'aucune utilité pour mordre à travers une peau d'animal brut, surtout pas celle d'un être vivant.

De plus, avoir des parties du corps qui sont simplement capables de faire quelque chose ne signifie pas que nous devrions le faire. Oui, les humains peuvent digérer les produits d'origine animale, mais pourquoi cela signifierait-t-il que nous devrions le faire? Les végétaliens sont la preuve vivante que les humains peuvent vivre longtemps et en bonne santé sans manger de produits d'origine animale. Il n'est donc pas nécessaire de nuire aux animaux lorsqu'il existe des alternatives. En ce qui concerne les dents, il s'avère que nos dents ne sont en aucun cas carnivores ou omnivores. Les humains ont des dents plates et émoussées, avec une mâchoire capable de bouger d'un côté à l'autre, comme tout herbivore.

En ce qui concerne plus particulièrement nos deux petites dents pointues, elles sont courantes chez diverses espèces d’herbivores, telles que les chauves-souris, rhinocéros, hippopotames, gorilles et cerfs porte-musc (également appelés cerfs à dents de sabre), qui ont tous des canines beaucoup plus grandes et plus tranchantes que nos deux petits croqueurs de pommes pathétiques qui sont complètement incapables de déchirer de la chair et des os de quelqu'un.

Lorsque nous voyons des images de massacres, nous sommes repoussés par ceux-ci. Il me semble qu'un véritable omnivore ou carnivore saliverait.

menu

« Les animaux se mangent entre eux. »

Les animaux sauvages tuent pour survivre. Ils doivent tuer pour manger, sinon ils souffriraient et mourraient. Peu importe qu'ils soient tués par instinct ou conscients de leur situation, nous ne sommes pas dans leur situation. Si nous vivons dans la société moderne et avons accès aux cultures, aux légumes, aux fruits, aux céréales, etc. Nous ne sommes pas obligé, ni n'avons besoin de produits d’origine animale.

En outre, les lions affichent toutes sortes de comportements que nous évitons, par exemple, les conflits territoriaux violents, les lions mâles qui tuent les petits d'une femelle avec laquelle il souhaite s'accoupler, car elle ne s'accouple pas tant qu'elle n'a pas de petits. Les Lions ne sont pas de bons modèles éthiques pour l'humain.

S'il est vrai que les animaux mangent d'autres animaux dans la nature, fonder notre propre éthique peut nous mener à toutes sortes de problèmes. Si nous pouvons justifier quelque chose uniquement sur la base du fait que les animaux le font, nous pouvons justifier ce qui suit : pénétrer les femmes sexuellement sans leur consentement (les lions le font); étouffer nos bébés à mort (les lions le font aussi); vomir sur la nourriture des gens (les mouches le font); etc. Les gens ne semblent intéressés que par la justification du comportement humain sur une chose que les animaux font, manger les animaux.

menu

« C'est le cercle de vie. La survie. »

Si l'idée est que "nous vivons, nous mourons, par conséquent, tuer c'est bien", cela justifierait de tuer des animaux de compagnie et aussi des humains. Si l'idée est que nous tuons des animaux pour pouvoir vivre, alors c'est faux. Les animaux sont tués par les humaines pour le plaisir de manger leurs cadavres. Ce n'est pas une question de survie, comme le prouvent les millions de végétaliens dans le monde. C'est un mensonge complet. Les gens mangent de la viande, du fromage, du lait, des œufs et du poisson parce qu’ils en apprécient le goût et la texture.

Les tablettes de chocolat au lait, le poulet panné frit, la crème glacée, le bacon glacé à l'érable, les beignets et les choux au fromage ne sont pas des aliments de survie et ne l'ont jamais été. Nous pouvons survivre et prospérer sans tous ces aliments (dont tous, d'ailleurs, il existe des versions végétaliennes), et nous sommes donc moralement obligés de le faire.

Vous devrez m'indiquer où se trouve le "cercle de la vie" dans toutes ces vidéos d'abattoir, car nous ne voyons que torture, maltraitance et misère, dans le seul but de permettre à des personnes de savourer une collation pour leur propre plaisir personel.

menu

« Il est naturel de manger des animaux. »

Nous utilisons la technologie moderne (ex : Internet) et effectuons diverses autres tâches qui ne peuvent pas être qualifiées de naturelles. De même, il y a d'autres choses naturelles que nous évitons. La nature est cruelle et nous vivons réellement dans la société moderne en essayant d’éviter les dangers de la nature. Nous pourrions soutenir que tout ce dont l'homme est capable est naturel. Mais dans ce cas, la justification "c'est naturel" s'appliquerait littéralement à tout comportement humain, et en tant que telle, elle serait ridicule, puisque vous ne diriez pas que tout comportement humain est justifié simplement parce qu'un humain l'a fait.

Comme dans le cas de la justification "les animaux mangent les autres animaux", les gens ne semblent s'intéresser à rien de plus que de justifier que quelque chose soit "naturel" lorsqu'il s'agit d'assassiner des animaux. Personne ne semble songer abandonner son téléphone intelligent, s'accroupir au-dessus d'un trou dans le sol pour aller aux toilettes, au lieu d'utiliser des systèmes d'égouts artificiels, permettre à leur partenaire de s'abstenir de se doucher et de se brosser les dents, etc. Nous avons, le plus souvent, de l'attirance pour ce qui n'est pas naturel.

Etant donné que les animaux que nous mangeons sont élevés avec force et que les animaux domestiques et non sauvages (et sont donc essentiellement une création humaine) sont régulièrement nourris avec des antibiotiques et d’autres choses complètement contre nature, il ne ferait aucun sens de dire que manger de la viande ou des produits d'origine animale est naturel.

menu

« Dieu a mis les animaux, ici, pour nous pour les tuer, la bible le dit. »

Quel genre de dieu nous tiendrait rigueur d'avoir de l'empathie et de tenir compte de la souffrance animale? Si une divinité nous demande de sacrifier un être vivants, nous ferions mieux de remettre en question son existence ou, à tout le moins, sa moralité. Ceux qui croient au paradis, peuvent-ils imaginer qu'il y ait des abattoirs?

menu

« Les animaux d'élevage ont une belle vie. »

Les animaux destinés à la consommation sont presque tous issus de sélections génétiques faites au détriment de leur santé. ils ne sont pas libres de vivre en accord avec leur nature et ils finissent presque tous dans les mêmes abattoirs. Certains sont tués à la naissance ou après une fraction de leur vie potentielle. Au Québec, 92% des vaches laitières passent leurs journées attachées à un poteau sans pouvoir se déplacer. Est-ce qu’on peut appeler ça « une belle vie »?

Aussi, est-ce acceptable de tuer un animal parce qu’il a eu une belle vie? D'où vient l'idée que certains comportements seraient graves lorsqu’ils affectent des humains, mais banals lorsqu’ils touchent des animaux s'ils sont nourris à l'herbe, biologiques, en plein air, etc?

Les animaux sont tués dès que leur but est atteint ou dès qu'ils atteignent une taille rentable, ce qui correspond à une fraction de leur durée de vie potentielle. La définition même d'animaux nourris à l'herbe, biologiques, élevés en liberté est en réalité très lâche et peut varier énormément. Cela ne signifie pas nécessairement que les animaux ont une qualité de vie quelconque. Cela signifie simplement que la ferme doit satisfaire à certaines exigences arbitraires pour obtenir ce titre. Cela ne veut pas dire que tous les agriculteurs traitent leurs animaux de façon terrible pendant leur vie. Certains donnent en réalité à leurs animaux un niveau de vie correct avant de les envoyer se faire égorger dans la frayeur, mais c'est l'exeption.

menu

« Nous devons manger des produits d'origine animale pour survivre. »

C'est faux, comme le prouvent les millions de végétaliens dans le monde.

Comme le mentionnent les diétstistes du Canada : " Un régime végétalien bien planifié est sain : N’importe qui peut suivre un régime végétalien, des enfants aux adultes âgés en passant par les adolescents. Il est même sain pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent. Un régime végétalien bien planifié est riche en fibres, en vitamines et en antioxydants. De plus, il est pauvre en gras saturés et en cholestérol. Cette combinaison saine contribue à prévenir les maladies chroniques. Les végétaliens ont des taux de maladies cardiaques, de diabète et de certains types de cancer plus faibles que ceux des non végétaliens. Les végétaliens ont aussi une tension artérielle plus basse que celle des mangeurs de viande et des végétariens et sont moins susceptibles d’avoir un excès de poids."

menu

« Ils sont élevés pour être tués donc ça va. »

Suivant cette logique, si quelqu'un a un chien vivant avec elle et qu'elle est enceinte, il suffit alors de rester là et de dire : "Quand ces chiots naîtront, je vais tous les tuer" et ça serait une justification suffisante pour le faire. C'est bien sûr absurde. Fondamentalement, vous n'êtes pas en mesure de déterminer le sort d'un animal. Si l'argument est que certains animaux ont été élevés de manière sélective pour la consommation, là encore, ce n'est pas une justification. Créer une personne dans le seul but de lui nuire ne peut être justifié en aucune circonstance.

De plus, personne ne s'applique cet argument pour les animaux que nous ne mangeons pas (par exemple, les chiens élevés pour les combats de chiens). Qu'un animal soit élevé pour la nourriture ou non, il n'est pas dans son intérêt de lui trancher la gorge et de le manger.

Donc, cet argument, comme tous les arguments utilisés pour exploiter des animaux, n'aborde pas les choses du point de vue de la victime. Un animal ne se soucie pas de ce pour quoi il est élevé, il veut juste vivre et le faire selon sa nature. Et ce n'est pas notre droit de dicter un but pour la vie de quelqu'un d'autre.

menu

« Ils ne seraient pas nés sans agriculteurs. Nous leur rendons service. »

Amener une vie au monde ne justifie pas de la prendre. Et réfléchissez-y : dans l'industrie des œufs, dès que les mâles sont éclos, ils sont tués immédiatement. Avez-vous vraiment fait une faveur à ces poulets en les mettant au monde? Personne ne peut sérieusement dire oui à cette question, mais c’est précisément ce qui se passe tous les jours et nous finançons cela, si nous achetons des œufs.

Les animaux élevés pour la viande sont mis à mort dès qu'ils atteignent une taille rentable, après généralement quelques mois, ou environ un an. Vous n'avez fait aucune faveur à cet animal. Enfin, étendons cela aux animaux autres que le bétail. Vous avez une chienne qui est enceinte. Cela signifie-t-il que vous pouvez trancher la gorge des chiots, car c'est vous qui avez organisé la grossesse de votre animal? Bien sûr que non.

Soit nous admettons que certaines expériences ne valent pas la peine d’être vécues et qu’on ne devrait pas forcer la conception d’un être si on sait que son sort ne sera pas enviable, voir pire, soit nous admettons que toute vie vaut la peine d’être vécue. Donc, nous devrions conclure que la vie d’un animal a une valeur et que nous ne devrions pas l’en priver ou la rendre malheureuse si nous n’y sommes pas obligés.

menu

« Qu'en est-il des tribus qui doivent chasser pour survivre. »

Si quelqu'un doit tuer pour survivre, c'est sa seule option. Tous ceux qui ne se trouvent pas dans cette situation ne devraient pas en parler, cela n’a rien à voir avec eux.

menu

« Et si vous étiez sur une île déserte

Si vous êtes dans une situation où vous mourrez de faim à moins de consommer des produits d'origine animale, c'est votre seule option. Heureusement, vous n'êtes pas dans cette situation et cela n'a donc rien à voir. Nos choix doivent tenir compte de notre réalité quotidienne et non de situations extrêmes hypothétiques.

menu

« Les animaux ne sont pas aussi intelligents que nous, c'est donc bien de leur trancher la gorge. »

L'intelligence n'est pas une justification valable pour prendre la vie. En termes simples, les chats, les chiens et les hamsters ne sont pas aussi intelligents que nous. Mais la plupart des gens seraient consternés de penser à cela comme une raison de les tuer ou de leur faire du mal. Il n'a jamais été moralement justifiable de discriminer des personnes sur la base de leur intelligence.

Prenons l'exemple de l'Holocauste nazi, où des milliers de personnes handicapées mentales ont été assassinées pour cette raison. Était-ce moralement justifiable? Et avant de dire que c'est différent : beaucoup d'animaux ont effectivement un QI plus élevé que les humains handicapés mentaux. Le cochon, par exemple, a le QI d'un humain de 3 ans, ce qui les rend plus intelligents que ceux avec un âge mental de 2 ans qui ont été assassinés dans l'Holocauste.

De nombreux animaux sont aussi intelligents ou plus intelligents que de nombreux humains dans de nombreux domaines. L'homme est peut-être la seule espèce sur terre dont l'élimination totale serait bénéfique à tout (air, océans, animaux, forêts, sol, etc.). Il est donc absurde de penser qu’une espèce dont l’existence même est préjudiciable à tout est supérieure à l’existence de ces espèces qui jouent réellement un rôle dans l’écosystème.

L'idée que son propre genre est supérieur au genre d'autrui est à la racine de toutes les oppressions de l'histoire. En ce qui concerne le fait d’être l’espèce dominante et de justifier notre exploitation des animaux sur cette base, c’est là encore une autre erreur possible. Et si nous sommes en position dominante, pourquoi voudrions-nous même gouverner avec violence et cruauté? Pourquoi gouverner avec un poing de fer quand on peut gouverner avec amour et compassion? Notre rôle en tant qu’espèce la plus puissante sur cette terre devrait être de protéger ses créatures, et non de les asservir.

menu

« Vous humanisez les animaux, ils ne sont pas les mêmes que nous. »

Choisir de ne pas nuire aux animaux ne revient pas à dire qu'ils sont humains ou à les traiter comme tels. Tous les animaux sont différents et nécessitent un traitement différent de notre part. Dans la pratique, cela n’a aucun sens de traiter un animal comme un être humain ou de traiter un animal comme un autre type d’animal. Mais ce n'est pas une raison pour leur faire du mal, simplement parce qu'ils ne sont pas humains. Les chats et les chiens ne sont pas humains, mais cela ne signifie pas que vous les avez "humanisés" simplement parce que vous ne leur avez pas tranché la gorge.

menu

« Le lait est bon pour la santé. »

Le lait contient un sucre, le lactose, que de nombreux humains ne supportent pas car ils ont pour la plupart une déficience en enzyme lactase nécessaire pour la digestion du lactose. Cette carence naturelle, si l'on boit du lait, peut entraîner des diarrhées, des flatulences, des douleurs abdominales, des dérèglements intestinaux, du diabète. L'intolérance au lait est l'allergie alimentaire la plus commune. De plus, les produits laitiers sont pour la moitié des graisses saturées, qui sont un facteur à haut risque dans les maladies cardiaques.

menu

« Certains animaux doivent être tués, d'autres non. »

Sur quoi se base-t-on pour dire que certains animaux doivent être tués, d'autres non? Pratiquement n'importe quel animal pourrait être votre compagnon si vous leur en donniez l'occasion.

Il y a des gens gardent les cochons comme compagnons et nouent des liens avec eux aussi fort que d’autres avec un chien. Il se trouve même que les cochons sont à bien des égards plus intelligents que les chiens, capables de créer des liens et de résoudre des problèmes plus avancés que tout ce que les chiens peuvent faire. Ils peuvent interagir à un niveau supérieur avec les jeux vidéo, ils peuvent reconnaître les visages humains, comprendre les reflets un miroir, répondre aux commandes, etc.

Dans certaines cultures on mange les chiens.

menu

« Abattage sans cruauté. »

Abattage sans cruauté" Les mots "humain" et "abattage" réunis sont ce qu'on appelle en anglais oxymore, c'est-à-dire deux mots qui se contredisent lorsqu'ils sont assemblés. Utiliser le terme "abattage humain" est aussi absurde que de dire "viol humain", "esclavage humain" ou "holocauste humain".

Y a-t-il un bon moyen de tuer quelqu'un qui ne veut pas mourir? Étant donné que les animaux veulent vivre, nous ne pouvons pas les tuer. Peu importe les méthodes que nous utilisons pour tuer des animaux d'élevage, ce n'est pas "humain". Que l'animal soit assommé avec un pistolet à boulon ou par chambre à gaz , ou si ils sont tuées par la méthode Halal, ce ne sont pas exactement les méthodes que nous utiliserions pour euthanasier quelqu'un.

La forme légale d'abattage des animaux consiste à les "assommer" puis à les égorger. Pour les poulets et les porcs, l'étourdissement est généralement effectué avec un choc électrique, tandis que pour les autres animaux, un pistolet pneumatique projette une tige de métal dans leur front. On prétend que cela rend l'animal à 100% inconscient, mais il n'y a aucun moyen de vérifier que tel est le cas pour chaque animal. Le travail, n'est pas suivi régulièrement, et en effet, "l'étourdissement" disparaît régulièrement avant que l'animal soit tué.

Quel que soit le mode d'exécution, rien ne justifie de prendre la vie. Si quelqu'un tuait votre animal de compagnie, je doute que vous disiez "ça va, parce que vous l'avez fait humainement".

menu

« Tuer des animaux sans raison, c'est mal, mais si vous avez une raison, tout va bien. »

Dans la société moderne, le fait de tuer des animaux consiste à manger leur cadavre. Ce n'est sûrement pas une justification pour prendre la vie. Si quelqu'un tue votre animal de compagnie, je doute que vous disiez : "Ça va tant que vous le mangez".

menu

« Le monde entier ne sera jamais 100% végétalien. »

Il est peu probable que le monde entier soit jamais libéré du racisme, de l'homophobie ou du sexisme et il y a encore de l'esclavage, mais ce n'est pas une raison pour que vous le pratiquiez personnellement. Tout ce que chacun peut faire, c'est assumer ses responsabilités. Le fait que d'autres personnes fassent quelque chose que vous considérez comme étant contraire à l'éthique ne constitue pas une raison pour les copier.

menu

« Une personne ne peut pas faire la différence. »

Tout le monde est responsable de ce qu'il fait personnellement. Pour que les chiffres augmentent, les individus doivent assumer leur responsabilité un par un. Si vous voulez qu'il y ait plusieurs véganes pour faire la différence, devenez-en un. Il y a des millions de véganes et de gens qui ne se nourrisent que de plantes dans le monde, nous ne sommes donc pas une seule personne et nous avons un effet sur les industries.

Devenir végane va réellement faire une différence. Une énorme. Example : les principales chaînes de restaurants modifient leurs menus afin de répondre à la demande.

Aussi, ce n’est pas parce que parce qu'une majorité joue un rôle de tortionaire que nous ne pouvons pas faire autrement. Devrions-nous ne pas déclarer un pédophile actifs parce que ça ne va pas tous les empêcher de commettre leur crimes?

Moins les gens achètent quelque chose, moins il y a de demande. Les animaux ne sont pas élevés et tués indépendamment de la demande. Les magasins vendent des produits d'origine animale et se réapprovisionnent ensuite de manière appropriée. Si quelque chose ne se vend pas aussi bien, ils commanderont moins. En tant que tels, les entrepôts qu'ils stockent recevront alors des commandes de taille appropriée dans ces magasins, et stockeront moins d'ingrédients pour fabriquer ces produits, ce qui signifie moins de produits d'origine animale dans les abattoirs et les fermes, ce qui signifie moins de demande d'animaux à élever dans les élevages.

menu

« Si tout le monde devenait végétalien, le bétail surpeuplerait. »

Les animaux sont élevés par l'homme pour la consommation. À mesure que de plus en plus de personnes deviennent végétaliennes, moins d'animaux sont élevés pour la consommation. En tant que tel, si tout le monde finit par devenir végétalien (se qui produirait vraisemblablement progressivement sur plusieurs années), les animaux ne seraient plus élevés. Donc, leur population ne serait pas un problème. L'idée du monde en train de devenir végétalien du jour au lendemain par magie et de laisser tous les animaux d'élevage libres de se promener librement est un scénario insensé.

Le monde en train de devenir végétalien est un processus graduel selon lequel le nombre de personnes boycottant les produits d'origine animale augmenterait lentement avec le temps, ce qui signifie que les animaux de ferme seraient de moins en moins élevés pour répondre à la demande. Le nombre d'animaux d'élevage qui se promènent sur cette planète est actuellement directement lié au nombre de personnes qui achètent des produits d'origine animale. Plus de gens mangent de la viande et des produits laitiers, plus il y a d'animaux de ferme. Plus il y a de végétaliens, moins il y a d'animaux de ferme. Ceci est juste l'offre et la demande! Alors ne vous inquiétez pas : les vaches ne vont pas conquérir le monde.

menu

« Si tout le monde devenait végétalien, le bétail disparaîtrait. »

Les animaux d'élevage ont été élevés de manière sélective par les humains pour nous être profitable. Ils souffrent de toutes sortes de problèmes de santé parce qu'ils sont élevés pour être plus grands que leurs ancêtres naturels. Si tout le monde était végétalien, il serait illogique de continuer à les élever sachant qu'ils souffriront de problèmes de santé en raison de la manière dont ils ont été reproduits.

Mais même si vous n'êtes pas d'accord avec cela, et si vous pensez vraiment qu'il devrait exister ces espèces élevées de manière sélective pour quelque raison que ce soit ce n'est pas une raison pour leur trancher la gorge. Il existe actuellement des espèces en danger, comme les pandas, les tigres, les rhinocéros, etc. Leur trancher la gorge ne fait pas partie de leur conservation et il serait ridicule de le faire.

Aussi, prenons l'exemple d'un enfant maltraité par ses parents n'existerait pas s'il n'y avait pas leurs parents, mais cela signifie-t-il que nous devrions pardonner ce que leurs parents font à cet enfant et dire : "Eh bien, il n'aurait pas existé sans vous, alors vous n'avez rien fait de mal »? Bien sûr que non.

En ce qui concerne l'extinction : il n'y aurait rien d'immorale avec une espèce créée par l'homme qui ne serait plus élevée en tant qu'esclave. Dans tous les cas, dans un monde végétalien, il est probable que les quelques milliers d'animaux d'élevage domestiqués restants vivraient dans des sanctuaires plutôt que d'être complètement effacés. Généralement, lorsque les gens utilisent l'argument de «l'extinction», c'est parce qu'ils s'inquiètent de l'extinction des hamburgers, des pizzas et des crème glacées, plutôt que de l'extinction des vaches.

C’est vrai qu’en Amérique du Nord, les animaux d’élevage n’auraient plus beaucoup d’espaces naturels disponibles pour vivre s’ils étaient relâchés dans la nature dès demain. Mais on sait tous que ça n’arrivera pas du jour au lendemain. Même s’il existe des moyens pour s’assurer que ceux qui seraient sauvés soient protégés, il reste que 60 milliards d’animaux condamnés chaque année à une courte vie qui ne leur appartient pas, ça peut difficilement être considéré comme une richesse en matière de biodiversité. Faut-il vraiment continuer d’inséminer des poulets sélectionnés génétiquement pour devenir trop lourds pour ce que leur pattes peuvent les supporter après quelques mois? Le mieux que nous pourrions faire serait d’arrêter de forcer leur reproduction à des fins de consommation.

menu

« Ces animaux seraient tout simplement tués à l'état sauvage et souffriraient plus. »

Les animaux d'élevage souffrent de toutes sortes de problèmes de santé en raison de la manière dont ils ont été reproduits et de la manière dont ils sont traités : manipulations génétiques, espace restreint, promiscuité, exploitation, confinement, insalubrité (vivre dans leur déjection), négligence, maladies dû à la surpopulation, mutilations sans anesthésie, électrocution, ébouillantage, voir leurs semblables se faire trancher la gorge, etc. Vous, quel environnement choisis seriez-vous?

menu

« Vous mettez des personnes au chômage en raison des répercussions sur l'industrie. »

Ce n'est pas parce qu'un produit est disponible à l'achat que tout le monde est obligé de l'acheter. Cet argument devient clairement absurde lorsque vous l'appliquez à autre chose. Si vous cessez de fumer, vous supprimez des emplois dans l'industrie de la cigarette. Alors tout le monde doit fumer? Ou, si vous cessez de boire de l'alcool, vous allez mettre des gens au chômage dans l'industrie de l'alcool. Vous devez donc boire? Cela n'a aucun sens. Les industries existent pour répondre à une demande et gagner de l'argent avec les gens. Si les gens ne veulent pas de ces produits, ce n’est pas de leur faute, les consommateurs ne sont pas obligés de tout acheter et de financer toutes les industries. Si l'argent des consommateurs n'est pas dépensé pour un article, il est utilisé pour un autre article, ce qui signifie que la demande sera plus forte ailleurs, de sorte que les industries évoluent dans le temps pour répondre aux désirs des consommateurs. Cela ne signifie pas la perte d'emploi en premier lieu.

Comme d'habitude, cet argument ne concerne que l'exploitation de l'animal. Quoi qu’il en soit, avec les rouages ​​de l’offre et de la demande, modifier la demande d’un produit peut amener une industrie à «changer de cap», pour ainsi dire, de sorte que tout éleveur d’animaux véritablement intéressé à rester en affaires serait encouragé à se tourner vers l'agriculture, et ainsi de suite.

Les moyens de subsistance de ceux qui sont du côté de l’oppresseur ne valent pas plus que la vie de ceux qui sont opprimés. Comme il ne serait pas éthique de continuer l'esclavage humain au motif que les propriétaires de plantations seraient mis au chômage, il est également contraire à l'éthique de continuer l'esclavage des animaux de peur que les propriétaires de fermes et les abatteurs ne soient mis au chômage.

Il faut en profiter pour changer ou convertir son métier pour qu’il soit éthique et utile.

menu

« C'est insoutenable. »

60 milliards d'animaux sont élevés pour l'abattage chaque année. Pour les nourrir, il leur faut beaucoup plus de terre, d'eau et de cultures que de nourrir 7 milliards d'humains en plantes. En fait, le nombre d'animaux élevés n'est pas durable, car il engendre toutes sortes de pollutions à cause de leur fumier et des gaz à effet de serre libérés, ce qui est plus nocif que toutes les nuisances routières combinées.

menu

« La viande biologique est meilleure pour la santé. »

Toute viande, bio ou pas, peut être l’hôte de bactéries, de parasites, de radiations ou de résidus de pollution. À l’abattoir, la détresse, la souffrance et la peur des animaux libèrent dans leur chair des hormones telle l’adrénaline. Leur squelette relâche des éléments venant de la pollution comme le plomb. La chair entre très vite en phase de putréfaction.

Les légumes, les fruits, les céréales contiennent autant de substances contaminantes que la viande. Du fait de l’accumulation ou de la bioconcentration, un phénomène qui touche la chaîne alimentaire, une substance se transmet en augmentant de plus en plus d’un organisme vivant à un autre (du végétal à l’animal, et de l’animal à l’humain). La chair animale contient donc plus de substances contaminantes que les légumes, les fruits ou les céréales. Le poulet et le poisson ont 13 fois plus de résidus de pesticides que les légumes et les céréales. Les produits laitiers, le poisson et la graisse animale accumulent facilement les organochlorés (BPC) car ceux-ci s’agglutinent de préférence aux graisses. La contamination de la viande se fait aussi par des bactéries, des virus, diverses infections, même des cancers, dont peuvent souffrir les animaux. Hormones, tranquillisants, vaccins, résidus de pollution et pesticides se retrouvent également dans la chair animale. D’autre part, la viande commence à se putréfier au moment où l’animal est abattu, ce qui n’est pas le cas pour les légumes ou les fruits, qui sont des aliments vivants.

menu

« Les véganes doivent faire attention aux carences nutritionnelles. »

Le véganisme n’est ni compliqué, ni dangereux. Il est absolument facile d’avoir une alimentation sans viande et équilibrée. Pas besoin d’un diplôme universitaire en nutrition. C’est l’alimentation à base de viande qui comporte de graves risques nutritionnels avec ses doses excessives de gras, de cholestérol, de résidus de pesticides, d’hormones, d’antibiotiques, de contamination par des bactéries et des virus.

Les populations qui mangent beaucoup de viande et de produits laitiers comme le Canada, les États-Unis, l’Argentine, la Nouvelle-Zélande, ont un taux élevé de cancers, de maladies cardio-vasculaires, d’anémie, de diabète, d’obésité, d’arthrite et d’ostéoporose.

menu

« Il n'y aurait pas assez de nourriture sans les animaux. »

Un pourcentage considérable des terres est utilisé pour nourrir le bétail. Si on produit aujourd'hui autant d'aliments c'est pour satisfaire les besoins de millions de personnes. Si un boeuf de 200 kg donne 1500 repas, toutes les céréales qu'il va manger dans sa courte vie, donneraient 18 000 repas.

menu

« C'est malsain. »

Vous pouvez répondre à toutes vos exigences en matière d'alimentation à base de plantes, rien à craindre. En effet, de nombreux athlètes adoptent un régime alimentaire à base de plantes spécifiquement en raison de leurs avantages.

menu

« Les animaux vont mourir de toute façon. »

C'est la même chose pour les humains, mais cela ne donne aucune excuse pour tuer quelqu'un.

menu

« Manger de la viande est nécessaire. »

Les plus grands organismes de santé s’entendent pour dire qu’un régime végétalien est sain à tout âge. Ce qu’il faut à notre organisme, ce ne sont pas des aliments précis, mais des nutriments, et tous les nutriments essentiels au corps humain (y compris les protéines) se retrouvent dans les végétaux.

Les échecs sont généralement dus à un manque d’équilibre dans l’alimentation, ou à une difficulté à gérer des intolérances alimentaires et des problèmes de santé préexistants. De nombreuses études tendent même à montrer que les végétaliens vivraient en moyenne plus longtemps que ceux que ceux qui consomment de la viande.

Comme le mentionnent les diétstistes du Canada : " Un régime végétalien bien planifié est sain : N’importe qui peut suivre un régime végétalien, des enfants aux adultes âgés en passant par les adolescents. Il est même sain pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent. Un régime végétalien bien planifié est riche en fibres, en vitamines et en antioxydants. De plus, il est pauvre en gras saturés et en cholestérol. Cette combinaison saine contribue à prévenir les maladies chroniques. Les végétaliens ont des taux de maladies cardiaques, de diabète et de certains types de cancer plus faibles que ceux des non végétaliens. Les végétaliens ont aussi une tension artérielle plus basse que celle des mangeurs de viande et des végétariens et sont moins susceptibles d’avoir un excès de poids."

menu

« Les protéines. »

Ce nutriment est extrêmement facile à trouver. Si vous consommez chaque jour le bon apport calorique en calories totales, il est pratiquement impossible de manquer de protéines. La carence en protéines est extrêmement rare dans la société moderne et ne concerne fondamentalement que les personnes qui meurent de faim pour une raison quelconque. Ce n'est pas une préoccupation pour ceux qui mangent une quantité normale.

L'organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que 5 à 10% de vos calories quotidiennes proviennent de protéines. De nombreux aliments à base de plantes courants dépassent ce chiffre, beaucoup se situent dans cette plage et seuls quelques éléments, comme les fruits, tombent légèrement en dessous. Ce n'est vraiment une préoccupation pour personne. C’est vrai que les sources de protéines animales ont un avantage. Elles contiennent généralement tous les acides aminés que le corps a besoin d’aller chercher dans l’alimentation. Cependant la consomation de viande peut amener certains problèmes de santé liés à la consommation de viande comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers ou le cholestérol.

Pour les sources de protéines végétales, ce n’est pas toujours le cas, à l’exception de quelques aliments comme le soya (tofu, tempeh, edamames) ou le quinoa. Mais l’important est d’obtenir tous les acides aminés essentiels dans son alimentation quotidienne (et non pas dans un seul repas). Le simple fait d’avoir une alimentation végétalienne variée nous assure d’obtenir tous les acides aminés essentiels de sources que nous ne soupçonnons même pas quand on parle de protéines. Même du pain complet avec du beurre d’arachide ou de l’hummus nous procurent tous ces acides aminés. Les protéines qu’un végétalien trouve dans le soya, les légumineuses, les noix, les céréales et même les légumes suffisent largement.

Comme le mentionnent les diétstistes du Canada : " Un régime végétalien bien planifié est sain : N’importe qui peut suivre un régime végétalien, des enfants aux adultes âgés en passant par les adolescents. Il est même sain pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent. Un régime végétalien bien planifié est riche en fibres, en vitamines et en antioxydants. De plus, il est pauvre en gras saturés et en cholestérol. Cette combinaison saine contribue à prévenir les maladies chroniques. Les végétaliens ont des taux de maladies cardiaques, de diabète et de certains types de cancer plus faibles que ceux des non végétaliens. Les végétaliens ont aussi une tension artérielle plus basse que celle des mangeurs de viande et des végétariens et sont moins susceptibles d’avoir un excès de poids."

menu

« Le fer. »

Vous pouvez obtenir du fer avec un régime alimentaire à base de plantes, il n'est en aucun cas exclusif aux produits d'origine animale.

Comme le mentionnent les diétstistes du Canada : " Un régime végétalien bien planifié est sain : N’importe qui peut suivre un régime végétalien, des enfants aux adultes âgés en passant par les adolescents. Il est même sain pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent. Un régime végétalien bien planifié est riche en fibres, en vitamines et en antioxydants. De plus, il est pauvre en gras saturés et en cholestérol. Cette combinaison saine contribue à prévenir les maladies chroniques. Les végétaliens ont des taux de maladies cardiaques, de diabète et de certains types de cancer plus faibles que ceux des non végétaliens. Les végétaliens ont aussi une tension artérielle plus basse que celle des mangeurs de viande et des végétariens et sont moins susceptibles d’avoir un excès de poids."

menu

« Le calcium. »

Vous pouvez obtenir du calcium avec un régime à base de plantes, il n'est en aucun cas exclusif aux produits d'origine animale. En effet, il y a des cultures qui n'ont jamais eu de lait de vache et il n'y a pas de vague d'ostéoporose. Prendre du lait de vache nécessite la domestication des animaux. Par définition, par conséquent, cela n'a été réalisé que relativement récemment dans l'histoire de l'humanité.

Le lait est destiné aux nourrissons, il est consommé par les mammifères pendant la petite enfance, puis il y a un processus de sevrage et, à l'âge adulte, les mammifères n'ont pas besoin de lait, surtout pas d'une autre espèce.

Comme le mentionnent les diétstistes du Canada : " Un régime végétalien bien planifié est sain : N’importe qui peut suivre un régime végétalien, des enfants aux adultes âgés en passant par les adolescents. Il est même sain pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent. Un régime végétalien bien planifié est riche en fibres, en vitamines et en antioxydants. De plus, il est pauvre en gras saturés et en cholestérol. Cette combinaison saine contribue à prévenir les maladies chroniques. Les végétaliens ont des taux de maladies cardiaques, de diabète et de certains types de cancer plus faibles que ceux des non végétaliens. Les végétaliens ont aussi une tension artérielle plus basse que celle des mangeurs de viande et des végétariens et sont moins susceptibles d’avoir un excès de poids."

menu

« La B12. »

Allons-nous extraire la B12 de la bactérie isolément ou allons-nous exploiter, torturer et tuer des milliards d'animaux simplement pour attraper la B12 de la bactérie dans leur corps?

De plus, un supplément en vitamine B12 est injecté dans le bétail pour maintenir son niveau en raison de l’utilisation trop intensive du sol et de l’absence de certains nutriments.

Le choix devient donc encore plus absurde : prendre un supplément de vitamine B12 ou donner à un animal exploité et torturé un supplément de vitamine B12 et puis tuez-le. Pourquoi prendre la deuxième option?

Comme le mentionnent les diétstistes du Canada : " Un régime végétalien bien planifié est sain : N’importe qui peut suivre un régime végétalien, des enfants aux adultes âgés en passant par les adolescents. Il est même sain pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent. Un régime végétalien bien planifié est riche en fibres, en vitamines et en antioxydants. De plus, il est pauvre en gras saturés et en cholestérol. Cette combinaison saine contribue à prévenir les maladies chroniques. Les végétaliens ont des taux de maladies cardiaques, de diabète et de certains types de cancer plus faibles que ceux des non végétaliens. Les végétaliens ont aussi une tension artérielle plus basse que celle des mangeurs de viande et des végétariens et sont moins susceptibles d’avoir un excès de poids."

menu

« C'est dispendieu (cher). »

Un régime à base de plantes peut être aussi abordable que nécessaire.

Les produits de base comme le pain, le riz, les pâtes, les haricots, l'avoine et les légumes sont abordables. Certains pourraient dire que les viandes de substitution végétaliennes sont chères. Bien que cela puisse parfois être vrai, elles sont totalement inutiles pour un régime alimentaire sain. Moins un produit est transformé (sauf par vous-même) plus il est douteux ou dispendieu.

Dans la plupart des pays, la viande et les produits d'origine animale sont un produit de luxe. De plus, la qualité n’est pas au rendez-vous.

Important : ça vaut le coût, pour éviter de faire souffrir et/ou tuer des animaux.

menu

« La nourriture végétalienne est dégoûtante. »

Le fait est qu'un pourcentage élevé des aliments que tout le monde mange régulièrement sont végétaliens. Le pain, les pâtes, le riz, les céréales, les soupes, de nombreuses marques de biscuits, les croustilles, les frites, les spaghettis, les légumes rôtis, les pommes de terre au four, les caris, les sautés, de nombreuses pâtisseries, beignets, etc., peuvent tous être végétaliens sans que vous vous en rendiez compte.

Discréditer tous les aliments qui ne contiennent pas de produits d'origine animale est ridicule. Mais en plus de cela, avec un peu de recherche, vous pouvez trouver des alternatives simples à tout ce que vous voulez, ou simplement échanger un seul ingrédient dans une recette et vous pouvez continuer à manger ce que vous mangiez déjà ou à peu près. Vous avez peut-être essayé et n'avez pas aimer une marque de lait non laitier. Il existe plusieurs marques de laits faites de différentes choses : amandes, riz, avoine, etc. Certains sont sucrés, d'autres non sucrés, mais essayez-les dans différents contextes. Que ce soit dans vos céréales ou dans votre café. Vous constaterez que toute différence est négligeable.

De même avec tout autre substitut que vous pourriez avoir essayé : fromage, viande, ou autres. Il y a tellement de marques, ne les négligez pas parce que vous avez eu une mauvaise expérience. Certaines personnes se plaignent du tofu en disant qu'il est fade. Si telle a été votre expérience, c'est que n’a pas été préparé correctement. Si vous prenez une poignée de farine ordinaire dans le sac et que vous la mangez, vous ne devriez pas être surpris que cela soit dégoûtant. Est-ce que cela signifie que vous n'allez plus manger de pain, de bagels, de pâtes, de gâteaux ou de nouilles parce que vous n'aimez pas la farine nature? Bien sur que non. Renseignez-vous sur les recettes de tofu ou, même, ne mangez même pas de tofu si vous n'en voulez vraiment pas. Vous n'en avez pas besoin. Trouvez des aliments que vous aimez.

menu

« Des animaux sont tués lors de la récolte, alors les végétaliens tuent plus d'animaux. »

Pour nourrir les animaux jusqu'à l'âge de l'abattage, il faut multiplier par plus de plantes que si nous venions de les manger nous-mêmes. Vous pourriez peut-être avancer que nous pourrions simplement manger uniquement des animaux nourris à l'herbe qui n'ont pas besoin de céréales, mais cela est tout à fait irréaliste. Premièrement, la plupart des animaux «nourris à l'herbe» ne sont de toute façon pas nourris à 100% d'herbe. Il n’y a pas d’espace disponible pour une telle chose.

Bien qu'il y ait des victimes dans la récolte, et que les végétaliens préféreraient que ce ne soit pas le cas, c'est la chose la moins dommageable que la plupart des gens puissent faire. De toute évidence, il serait encore moins nocif de faire pousser vos propres cultures sur votre propre propriété et de les cueillir à la main, sans pulvérisation et sans utiliser de machines pouvant abattre des animaux. Mais la plupart des gens n’ont pas l’espace disponible pour se nourrir, et encore moins toute l’année. Donc, parmi toutes les options pratiques disponibles, le végétalisme est la moins dommageable. Eespérons-le, à l'avenir, à mesure que les gens commenceront à mieux respecter les animaux et à être plus responsables de la manière dont nous les traitons, la récolte sera plus avancée de manière à minimiser les pertes.

À moins d'être dans l'illusion, aucun végétalien ne prétend être parfait. Le véganisme c'est minimiser massivement son impact sur les animaux partout où c'est honêtement possible.

menu

« Les plantes ont des sentiments et elles souffrent. »

Disons que vous êtes sérieux à ce sujet et qu'aucune preuve scientifique ne vous influera. Si un brin d'herbe a la même importance pour vous qu'un chien, cela n'a aucun sens de nourrir le bétail avec des millions et des millions de plantes, puis de tuer les animaux pour les manger. Cela ferait beaucoup plus de victimes parmi les plantes. Mieux vaut minimiser ces pertes de plantes en se nourrissant simplement d’elles, non?

Scientifiquement parlant, les neuroscientifiques nous apprennent que les plantes ne peuvent pas ressentir la douleur parce qu'elles n'ont pas de cerveau ni de système nerveux. Certaines études montrent que les plantes ont des réactions d'entrée et sortie à certaines stimulations, mais aucune étude ne suggère de sensibilité ou de capacité à "ressentir des émotions".

Encore une fois, dans une longue liste de choses que les non-véganes disent jamais que lorsqu'il est question d'exploiter des animaux, nous avons l'argument des plantes. Si le feu ravageait votre maison, demanderiez-vous au pompier de ne pas oublier vos carotte?

Il faut en fait 10 fois moins de plantes pour nourrir un végétalien que pour nourir un non végétalien, en raison de la quantité de cultures utilisées pour élever du bétail (de grandes quantités de cultures sont utilisées pour élever les 60 milliards d'animaux terrestres et bon nombre des 100 milliards d'animaux marins abattus chaque année). Le végétalisme minimise l'utilisation des terres et des cultures et diminue énormément le degré de déforestation.

menu

« Ne forcez pas vos opinions sur les autres. »

Pour les véganes, le véganisme est un impératif moral. Nous pensons qu'il est cruel de torturer et tuer des animaux inutilement. Il est donc de notre devoir de demander au non-véganes de considérez ne pas torturer et poignarder des animaux pour votre alimentation, vos loisirs, vos vêtements, etc.

Personne n'est en mesure de de forcer qui que ce soit à faire quoi que ce soit. Si vous voulez continuer à torturer et poignarder des animaux, je ne suis pas en mesure de vous en empêcher. Nous aprécierions, cependant que vous preniez le temps de réfléchir sur le pourquoi vous pensez que les animaux devraient être torturés et poignardés à mort et de réévaluer votre position.

Ceux qui mangent de la viande, du fromage et des œufs, qui portent du cuir, de la laine, etc., imposent leurs convictions à un tel degré que d'autres meurent pour leurs convictions (par centaines de milliards par an). L'idéologie carnisme est très puissante.

Si vous étiez la personne qui attendiez en ligne pour vous faire trancher la gorge, ou qui vous faisez voler votre bébé, ou qui alliez être écorchée vivante, vous mendieriez, pleureriez, imploreriez des gens comme nous (les véganes) de parler en votre faveur et de vous sauver. Vous vous demanderiez probablement pourquoi les véganes ne sont-ils pas plus insistants, plus présents, plus directes dans leurs convictions.

Comment se fait-il que vous non-véganes ne semblent nullement regardez les faits du point de vue de la victime et continuez à payer des gens pour torturer et tuer des animaux, surtout que cela n'est pas nécessaire?

menu

« Les véganes se sentent supérieure et ils sont si critiques. Arrêtez de me juger. »

Nous sommes tous des individus qui apprenons chaque jour et dont la vision du monde change tout au long de notre vie. Proposer une alternative à la maltraitance et au meurtre des animaux ne signifie pas vous juger. En effet, si quelqu'un vous parle de ce sujet, 'il pense possiblement que vous vous souciez des animaux. Son jugement sur vous est donc positif. Il pense que vous ne voudriez sûrement pas être impliqué dans cela. S'il avaient un jugement négatif sur vous, il ne se soucierait même pas de vous et présumerait que vous n'avez aucune compassion pour les animaux.

Peut-être passez votre vie à tenter de faire le bien autour de vous et que vous avez l’impression qu’un groupe minoritaire cherche à vous faire dire que vous faites du mal chaque jour. Et tout ça pour quelque chose qui vous semble normal. Il est normal, alors que vous soyez un peu ébranlé. Mais la volonté de sensibilisation au sein du mouvement végan n'est pas une tentative de vous mettre sur le banc des accusés et de questionner vos valeurs.

Le but de l’exercice n’est pas de diaboliser qui que ce soit, mais d'amener les gens à questionner le carnisme (idéologie selon laquelle la consommation de viande est normale, naturelle et nécessaire) qui est profondément ancré dans nos sociétés. Le véganisme cherche à mettre en évidence ses failles et ses conséquences. Il veut convaincre plus de personnes que la consommation de viande est un enjeu éthique plutôt que d’un simple choix personnel. Ce n’est que ça. Il n’y a pas d’un côté les carnistes et de l’autre, les végans qui lutteraient pour défendre leur honneur.

Le véganisme consiste à traiter les autres comme des égaux et non à être supérieur. Ce sont des non-véganes qui croient que leurs papilles gustatives sont supérieures à toute vie sur terre. Comme le disent les véganes : "Je ne me sens pas supérieur parce que je suis véganes, je suis véganes parce que je ne me sens pas supérieur". Ce sont les non-véganes qui ont tendance à juger que toutes les autres espèces ne méritent même pas des droits fondamentaux, par exemple le droit de ne pas subir de dommages et d'être exploités.

menu

« Un végétalien a été impoli avec moi une fois. »

Parfois, les gens sont impolis. Cela n'a rien à voir avec le véganisme, Si un homme est impoli avec vous, avez-vous un problème avec tous les hommes? Si une personne d'un groupe ethnique particulier est impolie avec vous, avez-vous un problème avec tous les membres de ce groupe ethnique? Ça ne devrait pas être le cas. Les actions ou le comportement d'un seul végane ne devraient pas vous encourager à rejeter le véganisme. Le véganisme veut juste éviter de blesser les animaux. Pourquoi voudriez-vous faire du mal aux animaux simplement parce que quelqu'un a été impoli avec vous?

Les véganes ne devraient pas être impolis avec vous, car la grande majorité d'entre nous étaient également des non-véganes à un moment donné, mais ce n'est pas une excuse acceptable pour nuire aux animaux. Si vous n'aimez pas les véganes, c'est bon, mais pourquoi s'en prendrent aux animaux pour les punir ou vous venger? Alors quel est le point de cet argument? Selon cette logique, on pourrait aussi éviter de consommer des produits d'origine animale, sachant que les non-végétaliens sont souvent impolis sur diverses choses, y compris sur des sujets liés aux aliments. Alors pourquoi ne pas dire : "Un non-véganes a été grossier avec moi une fois, alors je ne vais plus jamais manger de produits d'origine animale"? Le véganisme est une idéologie visant à diminuer autant que possible la souffrance animale. Je vous conseille de vous faire une idée du véganisme, non pas sur ses adeptes, mais sur des faits.

menu

« Les végétaliens ont l'esprit fermés. »

La plupart des gens ne sont pas nés véganes. Nou sommes élevé dans l'ignorance de ce qui se passe réellement dans l'agriculture animale et dans la production d'œufs et de lait. Lorsque j'en ai appris davantage, j'avais l'esprit ouvert et j'ai pris mes responsabilités. Et je continue à le faire aujourd'hui. Le véganisme consiste en réalité à être ouvert à de nouvelles informations, plutôt que de les ignorer et d'essayer de se sentir irréprochables.

Nous pensons que torturer et tuer des animaux est immorale. De qu'elle façon voudriez-vous que nous soyions ouverts? Comme nous somme contre le sexisme, le racisme, l'âgisme, etc., nous comme contre le spécisme. Il n'y a pas d'entre deux. Il n'est pas question, ici, de négocier une quantité acceptable de torture et de meurtre.

menu

« Un couple végane a tué son bébé. »

La raison pour laquelle ce bébé est décédé est la faim. Le véganisme ne concerne pas la famine ou la malnutrition. Il y a des non-véganes dont leurs enfants meurent de faim. Dans une histoire où des non-véganes affament leur enfant, on ne dit pas dans les médias : "Les mangeurs de viande affament leur enfant!" Mais si un végane le fait, on en parle, même si ça n'a rien à voir avec le véganisme.

menu

"Vegans should let their pets run free. This is also exploitation."

La reproduction des animaux domestiques à des fins commerciales et la vente d’animaux dans les animaleries soulèvent des problèmes éthiques que beaucoup de végans dénoncent. Cependant, considérant l’environnement dans lequel nous vivons (spécialement dans les grandes métropoles et dans les pays nordiques), l’adoption d’un chien ou d’un chat par des gens qui veillent à leurs besoins et à leur santé est ce que ces animaux peuvent espérer de mieux. Peut-on en dire autant d’un animal d’élevage qui sera exploité jusqu’à épuisement avant d’être envoyé à l’abattoir?

menu

"Allez donc dire aux autochtones, Inuits, etc. que c’est mal de manger de la viande. Aussi, les peuples des pays les plus pauvres ne pourraient pas survivre sans viande."

Le véganisme ne cherche pas à imposer une alimentation végétalienne aux populations qui n’ont accès qu’à la viande pour survivre. Il veut sensibiliser ceux qui ont les alternatives nécessaires aux problèmes que la consommation de viande soulève. Éliminer toute souffrance animale dans le monde est impossible, mais la réduire au maximum selon les possibilités de chacun n’implique pas d’encourager quelqu’un qui n’a pas d’alternative à la viande à risquer sa vie. Malgré tout, les arguments en faveur du véganisme sont logiques peu importe la culture dans laquelle ils sont entendus. Il faut seulement que les alternatives à la viande soient accessibles et en quantité suffisante.

menu

« Il y a d'autres problèmes en cours. »

Très souvent, la personne qui utilise cet « argument » ne fait probablement rien (ou est tout à fait incapable de faire quoi que ce soit) à propos de ces « autres problèmes ». Aucun de ces autres problèmes ne les empêche de devenir véganes. Être végane ne prend pas plus de temps que d'être non-végane, de sorte qu'il est possible d’être végane et se concentrer sur ces « autres problèmes ».

De plus, soutenir l’agriculture animale est à l’origine de bon nombre de ces « autres problèmes ». Il semble que l’agriculture animale elle-même ait un lien direct avec la violence à l’égard des êtres humains. Une étude menée conjointement par l’Université de Windsor et la Michigan State University conclut que, lors de l’ouverture d’un abattoir dans une zone donnée, les taux de crimes violents, de vols et de viols dans la région montrent une augmentation significative en tant que cause directe de l'emploi dans les abattoirs.

Comme l'a dit un jour Pythagore : "Tant que les humains continueront d'être le destructeur impitoyable d'autres êtres, nous ne connaîtrons jamais la santé ni la paix." Tant que les gens massacreront des animaux, ils se tueront. En effet, ceux qui sèment le germe du meurtre et de la douleur ne récolteront jamais la joie ni l'amour. Et comme disait Léon Tolstoï : "Tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille."

La plupart des gens ne réalisent même pas que l'agriculture animale est en réalité l'entité la plus destructrice de la planète. En d'autres termes, sans le véganisme, aucun de ces « autres problèmes » n'aurait même pas une planète sur laquelle il pourrait exister. Le zoolocauste (holocauste des animaux non-humains) et la destruction de notre planète qui en résulte constituent tout simplement le problème le plus important de notre époque.

menu

« Tout le monde ne peut pas devenir végane. »

Quiconque lit ceci n'a aucune excuse pour ne pas être végane, à moins que vous ne soyez assis sur une dune de sable au milieu du désert du Sahara ou dans un igloo quelque part au pôle Nord. Réfléchissez ce pourquoi vous utilisez cet "argument". Ensuite, assumez la responsabilité de vos propres actions.

menu

« Je n'ai pas le temps d'être véganes. »

Si vous avez le temps d'acheter des produits d'origine animale, vous avez le temps d'acheter des fruits, des légumes, des noix, des haricots, des lentilles, des graines et des céréales. Être véganes ne prend pas plus de temps que d'être non-végane. En effet, les aliments qui prennent le plus de temps à cuire sont souvent des produits d'origine animale.

Il y aura biensure du temps à mettre pour apprendre une nouvelle façon de faire les choses. Il y a de fortes chances que vous éparniez, aussi, le temps pour les visites de routine dans les hôpitaux et les pharmacies, qui font partie intégrante de nombreuses personnes qui consomment des produits d'origine animale en raison de l'aggravation des maladies les plus courantes.

menu

« Hitler était végétarien. »

Il existe des preuves suggérant qu'il ne l'était pas. Mais passons simplement à côté de tout cela et supposons qu'il était végétarien pour l'intérêt de votre argumentation. Vraisemblablement, le fait est que, quoi que Hitler ait fait, nous devrions tous faire le contraire, n'a évidemment aucun sens, car, aussi hideux qu'Hitler ait été et ce qu'il a fait aux juifs et aux autres minorités, cela ne signifie pas que chacune de ses actions peut être comparée à celle-ci ou même y être liée.

De plus, pourquoi choisissons-nous Hitler? Si vous regardez tous les dictateurs, les tueurs en série, les violeurs et les tyrans à travers l'histoire, vous pouvez être sûr que la grande majorité d'entre eux étaient en réalité des mangeurs de viande. Donc, si le comportement de criminels odieux nous oblige à faire le contraire, alors pourquoi les ignorez-vous tous et ne parlez-vous que de Hitler?

menu

« Vous faites euthanasier vos animaux de compagnie, c'est pareil. »

Quand un animal souffre terriblement, et vous pouvez voir que sa qualité de vie est réduite à zéro, et qu'un professionnel de la santé vous dit qu'il n'y a aucun espoir de guérison et que chaque instant est une misère, alors il est tout à fait logique de mettre cet animal à mort sous anesthésie et avec une injection mortelle. En comparaison, prendre un animal complètement en bonne santé à quelques mois et le tuer parce que vous avez envie de manger son corps mort n'a aucun sens si vous prétendez avoir une considération pour les animaux. Il n'y a pas de comparaison à faire ici.

menu

« Nous devons faire des tests sur les animaux pour nous assurer que les produits cosmétiques sont sécuritaires. »

À ce stade, nous avons une connaissance assez solide de nombreuses connaissances en chimie. La plupart des recherches sont en fait redondantes et ne se poursuivent de la même manière qu'en raison de lois obsolètes qui en imposent la nécessité. C'est une bureaucratie essentiellement ridicule qui perpétue ce qui est clairement contraire à l'éthique à l'heure actuelle. De nombreux produits ne sont plus testés sur les animaux, certains pays l'ont totalement interdit pour les cosmétiques, et ce n'est pas un problème. Il existe des alternatives à l'expérimentation animale.

menu

« Qu'en est-il des levures et des bactéries? »

Tout comme l'argument «les plantes vivent aussi», comparer les animaux à des formes de vie non sensibles telles que les levures et les bactéries constitue une banalisation énorme de la vie animale sensible. Lorsqu'on avance un tel argument, on compare essentiellement la vie animale (et même la vie humaine, car les humains sont biologiquement des animaux ) à une tranche de pain grillé.

Supposons cependant que les bactéries sont réellement sensibles, ce qui poserait la question de savoir s'il serait éthique d'utiliser des antibiotiques en cas de maladie : et la réponse est tout à fait oui. Pourquoi? Parce qu'il n'y a rien d'éthique de mal à ce que quelqu'un utilise la force nécessaire pour se défendre. Ainsi, tout comme vous auriez le droit de tuer un crocodile en vous tirant sous l’eau pour être sauvé de la mort entre leurs mâchoires redoutables, ou un tireur d’élite de la police devrait avoir le droit d’appuyer sur la gâchette si un terroriste a un couteau sous la gorge d’un otage, alors vous devriez aussi pouvoir utiliser des antibiotiques ou du savon pour protéger votre corps contre les attaques.

Il existe une énorme distinction morale entre se défendre d'une attaque et attaquer inutilement les autres.

menu

« Vous n'avez jamais mis les pieds dans une ferme. »

Vous n'avez pas besoin d'avoir visité un endroit pour conclure que ce qui s'y passe est contraire à l'éthique. Imaginez si quelqu'un devait dire que votre opinion sur les camps de concentration nazis était invalide parce que vous n'en aviez jamais visité un. Il est clair que cet argument est insensé, d'autant plus que le véganisme n'a rien à voir avec le bien-être (c'est-à-dire à quel point «humainement» les animaux sont réduits en esclavage et assassinés), mais plutôt à la prémisse de base qu'il n'est pas moralement acceptable d'utiliser des animaux, peu importe comment c'est fait.

Il se trouve que de nombreux véganes sont véganes, soit parce qu’ils ont grandi dans des fermes, qu’ils y ont travaillé ou qu’ils leur ont rendu visite, et qu’ils ont été témoins de nombreuses pratiques horribles qui y sont pratiquées.

menu

« Le véganisme n'est possible qu'avec la technologie moderne. »

TEXTE À VENIR...

menu

« C'est un instinct humain de manger de la viande. »

Pour que quelque chose soit un instinct humain, il doit être programmé dans le code génétique de tous les humains, que chacun de nous fait naturellement et échappe à notre contrôle. Exemples d'instincts humains : respirer sans même y penser, sauter, tressauter si quelque chose vous surprend, rire si vous trouvez quelque chose de drôle ou si vous êtes chatouillé, trembler de peur, être anxieux, trembler de froid, transpirer quand il fait chaud, etc. Donc, l'idée que nous avon l'instint de manger de la viande ou de chasser et tuer des animaux est fausse.

Ce n'est pas quelque chose que votre corps fait et sur lequel vous n'avez aucun contrôle. Pas une seule fois, aucun être humain n'a jamais mangé de viande ou tué un animal par instinct. Si c'est un instinct, pourquoi moi et des millions d'autres personnes ne le faisons pas? Pourquoi trouvons-nous si facile de ne pas le faire? Pourquoi un mouvement de défense des droits des animaux existe-t-il en premier lieu? Pourquoi ne salivons pas tous quand nous voyons un animal? Pourquoi la plupart des gens ne veulent même pas regarder des images d'abattage? Pourquoi avons-nous du dédain à l'idée de manger certaines parties du cadavre d'un animal?

Nous abattons systématiquement les animaux dans un but lucratif, comme pour toutes les autres entreprises. Tuer des animaux n'est pas plus un instinct que de fabriquer des téléphones intelligeants. Et nous mangeons des animaux et leurs sécrétions à cause de l’apathie, c’est-à-dire que nous ne nous en soucions pas, du conditionnement (on nous enseigne que ce n’est pas grave, alors que nous serions naturellement enclins à ne pas le faire si personne ne le faisait), et parce que tout le monde le fait normalement, donc, "nous ne pouvons pas nous tromper en le faisant, non?".

menu

« Nous devons faire des tests sur les animaux pour faire des progrès médicaux. »

Beaucoup de gens aiment argumenter que nombres de personnes mourront si nous n’expérimentons pas sur les animaux. Ça serait donc justifié, car la vie humaine est plus importante, et si vous interdisez les tests sur les animaux, alors vous tuer nombres de personnes. Ce n'est pas aussi simple que cela, car en réalité, l'expérimentation animale propose des alternatives.

Des sociétés telles que Animal Free Research UK (anglais) s'efforcent de poursuivre les recherches médicales sans avoir à torturer, exploiter et tuer des animaux. Il y a une autre question : l'expérimentation animale nous est-elle même utile, car nous sommes très différents des animaux? Lisez Why Animal Experimentation Doesn’t Work (anglais) pour en savoir plus.

menu

« Mais utiliseriez-vous des médicaments pour vous sauver votre vie? »

Mais, si nous examinons la question en termes de recherche en cours sur ces animaux, si vous êtes atteint d'une maladie et qu'il n'y a pas de remède à ce moment-là, voudriez-vous que vos animaux de compagnie soient torturés et ensuite tués dans le cadre de la recherche? Ou diriez-vous qu'ils n'ont rien à voir avec cela et que vous préférez accepter votre situation plutôt que de leur faire vivre un enfer afin de pouvoir potentiellement trouver un traitement curatif?

Il existe des alternatives à l’expérimentation animale qui, de toute façon, est plutôt inutile.

Si votre choix est de mourir de manière horrible ou de guérir, il est tout à fait compréhensible de le prendre. Consommer des produits d'origine animale pour rien d'autre que pour en profiter n'est pas comparable à quelque chose qui vous sauvera la vie.

Nous vivons dans des sociétés non-véganes. Il est donc encore difficile de trouver des remèdes véganes.

menu

« Je suis un nihiliste. Rien est important en dehors de moi. »

Mais même si cela est vrai, un régime à base de plantes présente de nombreux avantages pour la santé et les produits d'origine animale sont liés à toutes sortes de problèmes de santé. En outre, l'élevage n'est pas durable et devra cesser à mesure que la population humaine augmente. Il est tout simplement illogique de nourrir des milliards d'animaux ainsi que nous-mêmes. Nous n'avons pas l'espace pour le faire. La vaste surpopulation de ces animaux nuit également à l'environnement, empoisonne l'eau avec du fumier et libère des tonnes et des tonnes de gaz à effet de serre. Donc, cela vous affectera directement, aussi égoïste que vous prétendez être, il est logique de prendre soin de vous, n'est-ce pas?

menu

« Nous accordons plus d’importance aux animaux. »

À l’heure actuelle, il n’existe pas de système d’exploitation humaine dans lequel des individus seraient mis au monde dans le but d’être engraissés, puis tués après quelques mois. Et le tout, dans l’indifférence généralisée. L’exploitation, la misère et l’esclavage existent chez les humains, et il faut les combattre, mais en aucun cas, nous pouvons prétendre avoir atteint un niveau où le bétail serait, de façon générale, mieux traité que les humains.

Nous parlons d’une pratique systémique banalisée. Cherchez sur Internet « cage de gestation », « ferme industrielle», « niches à veaux », allez voir les vidéos d’investigation de Mercy For Animals et, si vous avez le courage, jetez un coup d’oeil à des vidéos d’abattoirs. Je doute que vous pensiez encore qu’il vaut mieux être une poule pondeuse qu’une personnage âgée en résidence.

menu

« Nous sommes au sommet de la chaîne alimentaire. »

Que signifie cet argument? Que notre position privilégiée nous épargne d’avoir à nous soucier de ceux qui sont plus bas que nous dans la « hiérarchie »? Le problème de cet argument est qu’il ne dit rien de la souffrance réelle qu’il endosse. D’ailleurs, pourquoi la chaîne alimentaire serait-elle si sacrée si elle ne constitue pas une nécessité absolue pour nous? Nous n’avons pas mérité notre position en raison d’un instinct carnassier particulièrement développé ou de notre nature de prédateurs, mais grâce à notre capacité à utiliser des outils.

menu

« Les Chinois mangent du chien. C'est dans leur culture. Nous n’avons pas à les juger. »

Le fameux argument du relativisme culturel. L’idée est que si une pratique semble immorale pour une culture et morale pou : esclavage, cannibalisme, droit des femmes, des minorités ou des communautés LGBTQ, etc. Pourquoi? Parce que nous tenons compte des victimes et pas seulement des pratiques sociales en place. Si nous admettons que les animaux ont un intérêt à vivre et à ne pas souffrir, nous devons reconnaître que ces intérêts entrent en conflit avec les pratiques et les codes culturels et questionner leur légitimité. Est-ce une question de survie? Est-ce qu’il y a des alternatives?. Ça vaut autant pour les chiens en Chine que pour les bovins en Europe et en Amérique.

menu

« Les animaux n’ont aucune valeur en dehors de ce que nous en faisons. »

Nous avons tendance à penser que les humains auraient une valeur absolue ou intrinsèque, tandis que les animaux n’auraient une valeur qu’en fonction de leur utilité. Mais pourquoi cette distinction? Parce que nous pensons être les seuls à posséder une individualité marquée par une personnalité unique, notre capacité à ressentir les choses, à intérioriser nos expériences et à entretenir un rapport non-mécanique avec notre environnement. Pourtant, la science contemporaine et la neurobiologie montrent que nous sommes loin d’être un cas unique dans le règne animal. Les abeilles et les poissons, qui nous semblent trop différents de nous pour éveiller notre empathie, sont d’ailleurs parmi les espèces qui ont permis d’acquérir une plus grande compréhension de cette réalité. Si nous admettons que les animaux ont une individualité, nous devons admettre qu’ils ont aussi une valeur intrinsèque, indépendante de l’usage que nous en faisons. Il n’y a donc plus aucune raison pour ne pas les ajouter à notre cercle de considération morale. Pour la première fois dans l’histoire, la science nous donne la possibilité de voir au-delà des différences et d’apprécier ce que nous avons en commun avec les animaux. Pourquoi ne pas laisser notre vision évoluer avec elle?

menu

« Oui, mais les tueries et l'esclavage? »

Le financement de la maltraitance des animaux n’aide pas ceux qui sont coincés dans le travail forcé ou dans des ateliers de sueur. C'est une question distincte, et le fait que quelqu'un finance des ateliers d'esclavage ou de sueur ne signifie pas que vous devez également financer des abus envers les animaux. Mais, si vous êtes contre l'esclavage et le travail forcé, il est logique d'éviter également de les financer lorsque cela est possible.

Beaucoup de gens semblent avoir l’attitude de "bien que toutes sortes de mauvaises choses se passent dans le monde, alors j’abandonne". Cette attitude n'aide personne. Assumez la responsabilité de ce que vous faites et trouvez des solutions de rechange là où vous le pouvez, si ces sujets vous tiennent à coeur. Achetez des vêtements de seconde main et la technologie de seconde main où vous le pouvez pour ne pas financer ces pratiques. Achetez des articles fabriqués dans votre pays où le travail forcé est illégal. Cherchez des entreprises qui travaillent dans d'autres pays pour aider ceux qui sont exploités, en leur offrant un emploi équitable.

menu

« Les végans détruisent la forêt Amazonienne pour leur soja. »

80% du soja qui y est produit (souvent OGM) serait destiné à nourrir les animaux d’élevage de partout dans le monde. La forêt est détruite pour le soja, le soja est mangé par le bétail, le bétail n’est pas mangé par des végans.

menu

« Apparemment, le végétalisme n’est pas si bon pour la planète. »

CE TEXTE EST À RETRAVAILLER

Lorsqu’on compare une alimentation végétalienne et une alimentation omnivore standard, on se rend compte qu’un régime carné : exigerait 10 fois plus d’énergie; utiliserait 6 à 10 fois plus de terres; émettrait 10 fois plus de gaz à effet de serre; gaspillerait 5 à 25 fois plus d’eau (vérifiez si eau de pluit ou pas); causerait 5 à 17 fois plus de pollution des eaux. On sait qu’un kilo de viande équivaut à faire 250 kilomètres en voiture. On sait aussi que la quantité de céréales données au bétail (seulement aux États-Unis) pourrait nourrir 840 millions de personnes. En fait, en considérant l’alimentation du bétail, un régime carné exigerait 930 kilos de céréales par personne contre 180 kilos pour une personne végétarienne. Quant à l’empreinte écologique de l’alimentation d’un Américain moyen, elle est estimée à 9,6 hectares (7,6 hectares pour les Canadiens). Une empreinte écologique soutenable devrait être de 2,1 hectares, voire moins. Et c’est sans parler des réserves de poissons qui pourraient pratiquement disparaître d’ici 2050, de la dégradation des sols et de la déforestation causés par une alimentation dite standard. (liens à venir)

menu

« C’est la consommation de viande qui a permis au cerveau des premiers humains de se développer. »

CE TEXTE EST À RETRAVAILLER

L’effet bénéfique de la cuisson de la viande sur le développement du cerveau de nos ancêtres est une théorie largement répandue. Cependant, ce serait aussi vrai pour la cuisson des végétaux : En faisant cuire les légumes, les racines, nos ancêtres auraient permis au cerveau d’accéder plus facilement et de manière plus importante à des molécules importantes pour son développement. Mais ce qui est important, c’est de comprendre pourquoi la consommation de viande aurait permis au cerveau de nos ancêtres de se développer. L’hypothèse de la charge métabolique. Première hypothèse : la digestion de la viande (cuite) étant plus aisée que celle des végétaux crus, « la charge métabolique qui pesait sur l’intestin a pu être dédiée au développement d’un gros cerveau. » Très bien, mais est-ce encore pertinent aujourd’hui?

Des études ont montré que les végétariens/végétaliens avaient de plus hauts niveaux d’énergie et un métabolisme plus rapide que les omnivores. Il semble donc qu’aujourd’hui, un régime omnivore soit plus exigeant pour le métabolisme que le végétalisme. Donc, si vous vous préoccupez de l’énergie qui reste pour votre cerveau après la digestion, optez pour le végétalisme.

L’hypothèse des nutriments et minéraux. Une autre hypothèse est l’accès aux acides gras de type DHA, à l’iode, au fer, au zinc, au cuivre et au sélénium dans le poisson. Par contre, on sait qu’avec les ressources que nous avons aujourd’hui et une alimentation équilibrée, ces nutriments sont accessibles pour un végétalien. Même le DHA peut être converti à partir d’acides gras d’origine végétale (ALA) si nos apports en oméga-3 et en oméga-6 sont équilibrés. (Une supplémentation végane en DHA est aussi possible, voire souhaitable pour les enfants, les femmes qui allaitent et les personnes âgées.) Donc, même si on admet que la viande a joué un rôle dans le développement du cerveau de nos ancêtres, admettons aussi que nos conditions et nos moyens de subsistance ont évolué.

menu

« Les premiers humains étaient chasseurs-cueilleurs, donc nous sommes conçus pour manger de la viande. »

On sait que nos ancêtres primates étaient très probablement frugivores, comme la majorité des grands singes. Et on sait que les dents des australopithèques étaient adaptés à la mastication de végétaux et à la consommation de fruits. Alors, à quel moment la consommation de viande s’est-elle répandue et pourquoi?

Selon l’historien Peter N. Stearn, il est probable que l’adoption d’un mode de vie nomade ait exposé nos ancêtres à des plantes inconnues et potentiellement toxiques. La consommation de viande est alors devenue moins périlleuse que celle des végétaux. Nous ne mangerions donc pas des animaux par nature, mais pour des raisons historiques et pratiques.

On sait aujourd’hui que les humains ne possèdent ni les canines, ni le système digestif, ni la longueur des intestins des carnivores, ni même leur capacité à consommer de la viande crue sans danger. Ça ne veut pas dire qu’un régime omnivore serait mésadapté pour les humains, mais que notre biologie ne fait pas de nous des mangeurs de viande.

menu

« Il n’y a aucun bénéfice pour la santé à adopter une alimentation végétalienne et aucune étude en faveur du végétalisme. »

LIENS À AJOUTER :

Différentes études (liens à venir) ont suggéré que la consommation de viande, de produits laitiers et d’oeufs augmentaient les risques de souffrir de certaines maladies ou problèmes de santé comme : un taux élevé de cholestérol; les maladies cardiovasculaires; certains cancers (sein, prostate, côlon, ovaires, etc.) : une étude (liens à venir) a même suggéré que l’élimination des cellules cancéreuses serait plus efficace pour un végétalien qui fait de l’exercice que pour un omnivore qui en fait autant; le diabète de type 2; l’Alzheimer; les problèmes de foie et maladies hépatiques; le Parkinson (pour le lait); l’hypertension artérielle; l’arthrite; les allergies (pour le lait); l’asthme.

Au contraire, une alimentation végétalienne serait associée à : un métabolisme plus rapide; une espérance de vie plus longue; une réduction des risques de dysfonction érectile. Encore faut-il ne pas abuser des huiles végétales et des produits transformés. Le végétalisme n’est peut-être pas un remède miracle facile et sans défi (Il faut parfaire ses connaissances en nutrition et se supplémenter en vitamine B12.), mais ses bénéfices sont aussi renversants.

menu

« Mon médecin m’a dit que j’avais besoin de manger de la viande. »

Ce n’est pas dans tous les pays que les médecins reçoivent une formation en nutrition. Un médecin peut vous expliquer quels sont les aliments à éviter en relation avec une condition particulière. Par contre, ils n’ont pas toujours les connaissances nécessaires pour expliquer comment les besoins nutritionnels des humains sont comblés. Pour cela, informez-vous plutôt auprès de nutritionnistes.

menu

« Le soya est mauvais pour la santé. »

Les campagnes de peur autour du soya seraient non fondées. Non, le soya n’augmenterait pas les risques de cancer du sein ou de récidive, il ne diminuerait pas la testostérone, il n’augmenterait pas les risques de maladies cardiovasculaires (mais les réduiraient), etc.

Même pour les personnes souffrant d’hyperthyroïdie, le soya ne serait un problème qu’en cas de carence en iode ou dans les heures entourant la prise de médicaments. En fait, la position des Diététistes du Canada (Pleins feux sur le soja) ne fait état que des bienfaits du soya sur la santé. Quant aux fameux phyto-œstrogènes que l’on trouve dans le tofu, ce ne sont pas des œstrogènes. Ce sont des molécules chimiquement semblables aux œstrogènes qui auraient plutôt des effets bénéfiques pour la santé et aucun effet « féminisant ».

On sait aujourd’hui que la bière contient aussi des phyto-œstrogènes et que le lait de vache contient des œstrogènes… mais ça, on n’en parle pas.

menu

« Je suis du groupe sanguin O, donc j’ai besoin de viande. »

La théorie des besoins nutritionnels basés sur notre groupe sanguin ne repose sur aucune preuve scientifique. Elle n’a été soutenue par aucune étude depuis son invention.

menu

« D’accord pour la viande, mais les poissons, ce n’est pas grave. »

Les poissons ne sont pas des végétaux. Nous savons aujourd’hui qu’ils peuvent utiliser des outils (eau, sol, aquarium), reconnaître leurs congénères, ajuster leurs comportements face à différents individus (humains ou autres poissons) qu’ils ont des personnalités distinctes et des émotions. Leur capacité à souffrir ne fait plus aucun doute. Les poissons gardés en captivités sont susceptibles de faire des dépressions.

menu

« Il y a une différence entre des animaux domestiques et des animaux d'élevage. »

Les distinctions créées par les humains pour classer les animaux selon leur usage ne dit rien de la véritable nature de ces espèces. Cet argument devrait, au contraire, nous emmener à réaliser que ces classifications ne sont que des constructions culturelles. En fait, il n’y a pas de différence de valeur entre un chien et une dinde, sinon dans le regard que nous portons sur eux. Certains d’animaux d’élevage peuvent devenir des animaux de compagnie aussi affectueux, et parfois plus intelligents que les chiens.

menu

« Il vaut mieux ne pas y penser. »

Fermer les yeux sur les conséquences de ses choix ne peut pas être une position acceptable. Des atrocités sont perpétrées chaque jour au nom de la mode ou de la culture. Le miminum que nous devons faire est de simplement changer nos habitudes de consomation et ainsi ne plus participer au supplice aniamal.

menu

« Le véganisme exige trop de sacrifices. »

Quand on y pense, changer son mode de vie peut être vu comme un sacrifice minuscule ou démesuré. Minuscule parce que notre choix semble être une goutte d’eau dans un océan d’indifférence. Démesuré parce qu’on se dissocie de certaines habitudes de consommation du quotidien. Pourtant, je continue de croire que dans un système capitaliste, les sacrifices ne sont pas le devoir de super-héros qui risquent leur vie, mais l’affaire de tout individu qui s’oppose à une pratique standard. Je considère que sacrifier un goût qu’on aimait pour en adopter de nouveaux, c’est un sacrifice minuscule, mais dont l’effet (même à l’échelle d’un seul animal épargné) est considérable. En pensant à ce que les victimes (les animaux) subissent, il est facile de modifier notre mode de vie.

menu

« Je suis reconnaissant envers les animaux de donner leur vie pour que je puisse me nourrir. »

Les animaux ne donnent pas leur vie. Elle leur est enlevée dans une expérience qui provoque de la terreur, de la détresse et d'énormes souffrances que votre reconnaissance n’atténue pas le moins du monde.

menu

« Le tofu est plein d’OGM. Les véganes consomment plein de produits transformés, des produits qui contiennent de l’huile de palme qui est destructrice pour l’environnement. »

Le soja OGM est généralement destiné au bétail et le tofu que l’on retrouve sur les tablettes des épiceries au Canada en est dépourvu. Il est, aussi, possible d’adopter une alimentation végane sans soja. Nous pouvons consommer de fausses viandes et des produits transformés ou de cuisiner à partir des aliments les plus sains qui soient. Il est rare que les aliments végétaliens contiennent de l'huile de palme : Les compagnies savent que beaucoup de véganes boycottent l’huile de palme parce qu'il la considèrent comme non-végane en raison de ses conséquences sur les populations d’ourangs-outans.

menu

« Les véganes parlent d’empathie. Le véganisme est donc un appel aux sentiments et non à la logique. »

L’empathie n’est pas la propension à s’émouvoir sans réfléchir du sort de tout ce qui vit. C’est la capacité de comprendre que certaines réalités désagréables ou horribles pour moi le sont aussi pour d’autres êtres vivants avec qui je partage certaines caractéristiques pertinentes.

Mettre en opposition empathie et logique est absurde. La logique permet de comprendre que notre intérêt à ne pas souffrir (ou mourir) est égal à celui de tout être vivant sentients.

menu

« C’est trop dur d’être végane. On ne peut plus rien manger. »

Nous sommes habitués aux recettes standard avec du lait et des oeufs, mais il existe une version végane de pratiquement tout. Ajoutez le mot « végane » ou « végétalien » lorsque vous cherchez une recette sur Internet et le tour est joué!

Aussi, si nous nous mettons à la place des victimes (les animaux), il est très facile d'être végane et très difficile de ne pas l'être.

menu

« Les végans sont faibles et maladifs. »

Plusieurs athlètes de niveau olympique sont véganes. Au Québec, nous avons même Georges Laraque, un ancien hockeyeur, maintenant propriétaire d’un restaurant crudivore, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a l’air ni faible et ni maladif.

menu

« Si les végans sont contre le fait de tuer des prédateurs, ils sont donc complices de la souffrance que ces prédateurs provoquent pour leurs proies. S’ils sont pour le fait de tuer des prédateurs, ils n’ont donc rien contre la souffrance animale. Dans tous les cas, le véganisme est inconsistant. »

Le véganisme ne cherche pas à éliminer toute souffrance dans le monde, mais celle qui dépend de nous et que nous pouvons éviter de provoquer.

Si nous décidions d’éliminer toutes les espèces prédatrices pour sauver toutes les proies en ne gardant seulement celles qui sont exclusivement herbivores ou frugivores, l’équilibre de la nature serait débalancée. Les proies deviendraient trop nombreuses pour les ressources disponibles et elles mourraient de faim. Donc, nous ne réglerions rien. D’un autre côté, nous savons que les animaux carnivores, contrairement à nous, ne peuvent pas survivre sans viande et que leur mort aussi serait une source de souffrance.

Il n’y a pas de réponse simple à ce problème ou de façon de choisir la solution qui diminuerait le plus les souffrances dans le monde animal. Par contre, refuser de participer à la souffrance d’une centaine de millions d’animaux qui meurent chaque année pour les humains, ça, c’est à notre portée, et tout de suite. Pas besoin d’essayer de changer la réalité. Il suffit de dire non à la viande et aux produits d’origine animale.

Si nous attendons de voir un monde sans aucune souffrance avant d’agir, rien ne bougera jamais.

menu

« Je connais des éleveurs producteurs et ce sont des personnes aimantes et attentionnées. »

Malheureusement, leur proximité avec leur bétail ne signifie pas qu’ils soient conscients du fait que les animaux souffrent réellement et qu’ils ont un intérêt à ne pas souffrir. Rien n’oblige un producteur à se questionner sur ce qu’est le spécisme ou sur les raisons de considérer les intérêts de l’animal à ne pas souffrir.

Quelqu’un qui travaille dans le milieu, déjà conditionné à l’idée qu’il est normal de manger de la viande, peut facilement voir tout ce qu’il fait de bien pour le bétail comme un signe de son affection et leur mise à mort comme une évidence à laquelle il était préparé. Ça laisse malheureusement moins de place à l’empathie. Du moins, une empathie authentique et désintéressée.

menu

« Si vous ne mangez pas d’animaux, ils vont quand même finir à l’abattoir, ils seront gaspillés et ils seront morts pour rien." »

Les producteurs tiennent compte de la demande et, quand elle baisse, ils n’ont d’autre choix que de ralentir la reproduction des animaux d’élevage. Par conséquent, moins d’animaux naissent, déjà condamnés à une brève existence et à des souffrances inutiles.

menu